Vierves-sur-Viroin (en wallon Viêpe) est une section de la commune belge de Viroinval située en Région wallonne dans la province de Namur.

3 vallées parcourent Viroinval : celle de l'Eau Noire, celle de l'Eau Blanche qui se rencontrent pour former la vallée du Viroin.

En partant de la N99, un chemin s'enfonce dans les bois pour nous amener au Mémorial 14/18.

Durant la guerre 14/18 une batterie allemande était constituée de 4 canons et de 8 chariots portant chacun 58 charges. Les canons de Vierves peuvent être les vestiges d’une batterie de ce type. L’un des canons présente sur le tube les stigmates laissés par des éclats d’une explosion qui indiqueraient que le canon a été pris pour cible probablement lors d’un combat.

Cette cartouche porte les initiales R, W, et le chiffre II. Cela signifie « Reich, Wilhelm, II », c'est-à-dire Reich II (2ème Reich), Wilhelm II (c'est-à-dire l’empereur Allemand de l’époque «Guillaume II ». Beaucoup des canons Allemands du début du conflit portaient cette gravure, ainsi que celle éventuelle de la hiéraldique du royaume d’origine du régiment. Plus tard, les canons construits à grand rythme pendant la guerre ne se permirent plus cette coquetterie…

La devise « ULTIMA RATIO REGIS » fut pour la première fois gravée sur les canons Français de Louis XIV, qui n’hésita pas souvent effectivement à user de ce « Dernier Argument des Rois ». Frédéric II, empereur d’Allemagne tout aussi belliqueux, trouva l’idée bonne, et le fit graver sur ses propres canons.

Le jour de l’Armistice de 1918, la ligne de front passait entre Mons (B), Hirson (F) et Charleville (F).

Les canons ont donc pu être abandonnés à la suite de combats mais certainement lors de la débâcle allemande. Il faut savoir que le matériel de guerre endommagé ou détruit entre 14 et 18 était systématiquement récupéré pour réparation ou refonte pour la production de nouveaux canons. Les allemands aux abois n’ont manifestement pu le faire. Après recoupements, il s’avère que les canons provenaient des campagnes de la plaine des Bieures où les Allemands, lors de leur débâcle, avaient abandonné une importante quantité de matériel de guerre.

Au début des années 20, les canons récupérés et conservés à Vierves ont été réquisitionnés pour monter la garde au nouveau monument aux morts de 14-18 érigé sur une hauteur dominant le village.

Entre les deux guerres, le bourgmestre de Vierves a fait démonter et détruire les roues des deux canons par le forgeron local pour éviter tout accident. En effet, les rayons en bois des roues en mauvais état rendaient dangereux les jeux d’enfants du village. Il serait question de leur remettre des nouvelles roues l'année prochaine (en 2018).

Du Mémorial 14-18, situé sur les hauteurs de Vierves-sur-Viroin, on bénéficie d'une vue magnifique sur le village répertorié comme un des plus beaux de Wallonie et la vallée du Viroin.

Vierves est un village à flanc de coteau où dévalent des rues et des ruelles escarpées

L'église des Saints Rufin et Valère (1788) et vue sur l'entrée du château.

A coté du kiosque, malheureusement caché par un autocar, se trouve un petit chemin menant vers la rivière.

Le Viroin formé par l'Eau Noire et l'Eau Blanche.

Le prestigieux château des Seigneurs de Hamal, de style classique, non ouvert au public.

La porte d'entrée fermée par une grille.

Les armoiries du château au-dessus de la porte d'entrée.

Les volières

Une vue sur la cour intérieure, on distingue à droite un ancien puits.

Vue arrière du château avec sa tour d'Attila (toiture à bulbes) et son jardin en contrebas.

La pièce d'eau du jardin.

Dressé dans le creux d’un vallon, un petit édifice borde la route menant à Olloy. Il s’agit de l’ancien lavoir du village. Le lavoir n'est pas là par hasard. Il se situe sur un ruisseau dont on dit qu'il n'est jamais à sec (en période de sécheresse, c'est lui qui alimente le village).

Construit au 19e siècle, il nous éclaire sur la vie communautaire d’autrefois et rappelle le temps des lavandières. Alimenté par une source située en contre haut, le lavoir couvert permettait aux villageoises de rincer le linge en toutes saisons. La lavandière, agenouillée, jetait le linge dans l’eau, le savonnait et le frottait avec de la cendre. Après l’avoir tordu pour que le savon pénètre, elle le frappait avec une palettede bois avant de le rincer.

Le grand bassin en pierre bleue posé à l’intérieur est divisé en trois bacs, il est muni de larges bords inclinés afin d’y battre le linge.

Depuis 1982, tout le bâtiment est classé comme monument historique.

Mise en service en 1854 par la Société du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse, la gare est fermée au service des voyageurs depuis 1963.
Les anciens bâtiments ont été réaffectés, ils abritent l'Écosite de la vallée du Viroin.
Cette gare est située sur section de ligne uniquement utilisée pour des circulations de trains touristiques du Chemin de fer à vapeur des Trois Vallées.

La voie de chemin de fer coupe également l’entité en deux, rappelant l’époque où les wagons de charbon et de minerais défilaient à un rythme cadencé vers les bouches gourmandes des hauts fourneaux de Charleroi ou des Ardennes françaises.


Sur la N99, on découvre un autre monument.

Le 3 septembre 1944, un détachement du maquis de Regniessart — Refuge C 50 La Fauvette — attaque des autos blindées ennemies au carrefour de la route de Treignes (N 99) et de celle de Matagne-la-Petite, en dehors du village.

Au cours de cet échange de tirs, Jean Verlaine, un résistant est tué d’une rafale de mitrailleuse.

 

 

A l’endroit même où il est tombé, un monument rappelle sa mémoire.

 


 

 

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