Le château d’Attre est un élégant manoir du 18e siècle sis au bord de la Dendre orientale, à Attre, dans la province de Hainaut (Belgique). De style typiquement néo-classique, il est un des rares châteaux belges à avoir préservé l’entièreté de son décor et mobilier intérieur d’époque. Le château est classé au patrimoine majeur de Wallonie.

Le perron central est flanqué de deux sphinges.

Le château d'Attre fut construit sur les fondations d'une ancienne forteresse médiévale. Il servit régulièrement de lieu de séjour à l'archiduchesse Marie-Christine d'Autriche et à son mari, Albert de Saxe Teschen, gouverneurs des Pays-Bas méridionaux.

La cour d'honneur.

La façade côté jardins et vue sur le colombier.

On raconte que ce colombier de forme cylindrique abritait des pigeons qui servaient de nourriture fraîche à leurs propriétaires. La possession de ce petit gibier étant alors très convoitée, il fallait réglementer le nombre de couples autorisés aux châtelains. La quantité de « niches » accordées l’était en fonction de la surface totale de leurs terres. À raison d’un couple de colombes par acre, les propriétaires du château d’Attre en possédaient 2 400. De quoi faire quelques festins !

La pièce d'eau.

Si le château familial mérite une visite, le parc reconnu au Patrimoine exceptionnel de Wallonie ravira les promeneurs curieux. Non seulement les arbres aux essences rares se dressent fièrement le long des sentiers, mais il y a aussi matière à étonnement et découverte.

Pour y accéder, il faut emprunter un petit chemin de terre et sur sa gauche se trouve une maison nommée « les communs du château fort », contemporaine de celle qui fut démolie en 1752.

Au passage de la grille qui s’ouvre sur le parc, vous pourrez voir les armoiries des constructeurs du château, une licorne blanche sur fond rouge et une croix bleue penchée sur fond blanc.

Commence alors une promenade le long des sentiers souvent bordés d’un filet d’eau s’échappant de la Dendre. Cette irrigation toute naturelle confère au sol et aux arbres, une couleur verte éclatante.

Une petite mare, repère de libellules.

La Tour Vignou.

Au détour d’un chemin, la Tour Vignou possède sa légende qui dit qu’elle était habitée par un personnage peu recommandable. On attribue à ce vilain Vignou la capture et la mort de 14 personnes innocentes. L’adjectif vignou, qui désigne un scélérat, est d’ailleurs resté dans le langage populaire.

En continuant le chemin, une nouvelle surprise vient d’en haut.

Le chalet suisse.

Il surplombe le sentier que vous pouvez escalader pour l’observer de plus près, sans toutefois y entrer afin de ne pas dégrader cette construction déjà dans un état de souffrance regrettable. 

Partons maintenant à la découverte de toutes les galeries souterraines accessibles au public.

On reçoit une lampe de poche pour notre sécurité vu l'obscurité dans le passage.

En sortant de ce tunnel très sombre, on découvre la carrière sur la droite.

Retour vers le sentier de la promenade et continuons notre route vers le "Rocher".

Le Rocher vaut certainement le détour.

Construit en 1788, cette grotte artificielle, de goût pré-romantique, servait d'observatoire pour les chasses aux lapins organisées en l'honneur de la venue, une fois l'an, de l'archiduchesse Marie-Christine et de son époux, le duc de Saxe-Teschen. 

Cet édifice sans forme fait d’enchevêtrements de pierres de carrière mesure 33 mètres de haut. Il est truffé de galeries, où se perdrait le plus performant des GPS, dont certaines seulement sont accessibles au public. Il a fallu 40 ouvriers durant huit années, sans compter le coût de l’opération, pour arriver au résultat - reconnaissons-le – d’une grande originalité.

Dès la sortie de ce labyrinthe, le visiteur sera ébloui par la vue imprenable sur un étang paisible.

Prenons le sentier tournant sur la droite pour entrer dans la dernière grotte, la plus belle pour moi.

Sous la nymphe s'écoule tout doucement une source vers l'étang.

Une ouverture dans le plafond laisse entrer la lumière près de la nymphe.

Reprenons le sentier, toujours dans la partie boisée, vers le pavillon des bains.

Le Tircis vit dans les bois clairs, les clairières, les haies et parcs urbains arborés, jusqu’à 1500 m. Le papillon se tient au sol, sur les plantes basses ou sur les feuilles d’arbres dans les taches de soleil des clairières, le long des chemins forestiers et des lisières.

Vers la fin de la promenade, votre regard sera attiré par un bâtiment cubique construit sur une hauteur. Il s’agit du pavillon des bains. Les convives des châtelains pouvaient s’y baigner pour se détendre.

Latéralement à ce pavillon, les invités bénéficiaient d’une jolie vue sur la Dendre avec, en toile de fond, le côté jardin du château et ses prairies.

Quelques bancs vous escortent jusqu’à la sortie du parc. Une invitation à vous poser encore un peu, pour laisser libre cours à votre imaginaire.

Quatre colonnes dressées à l’entrée du domaine (deux de chaque côté de la route), proviennent du jubé de l’ancienne abbaye de Cambron. La vaste pelouse d’honneur est flanquée de deux pavillons de style Louis XVI.



Le saviez-vous ?

Après Bruxelles et Namur, le tournage du troisième volet du célèbre film "Les Visiteurs" s’est invité au château d’Attre. La sortie du film "Les Visiteurs 3, la Terreur" est prévue au printemps 2016. Les propriétaires du Château d’Attre ne sont pas novices en matière de cinéma, ils avaient déjà accueilli les équipes d'un remake du film "Angélique, Marquise des anges" et leur motivation est entre autre patrimoniale : la location perçue pour le tournage de quelques scènes du troisième volet de ces "Visiteurs " servira à la restauration du Château.

 


 

Commentaires (1)

1. pascal 28/12/2015

NINI, tu resplendis ces lieux avec tes photos et tes explications , c plein de surprises extraordinaires .merci .

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×