Fourneau Saint-Michel est un lieu-dit de la ville belge de Saint-Hubert situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Autour d’un ancien fourneau de l’abbaye de Saint-Hubert, ont été transplantés de nombreux bâtiments provenant du sud du sillon Sambre-et-Meuse avec leurs caractéristiques de l'habitat rural du 18e et 19e siècles. 

Chaumières, forges, imprimerie, école, fermes, hangar à tabac, scierie, fournil, chapelle…. Tout a été minutieusement transplanté ou reconstitué.
Chaque bâtiment est aménagé, meublé et décoré d’une incroyable collections d’objets ayant le plus souvent appartenus aux artisans.

L'histoire du Fourneau-St-Michel remonte à 1771, date où Dom Nicolas Spirlet, dernier abbé de l'abbaye bénédictine de Saint-Hubert, y érigea un haut-fourneau pour soutenir les activités de l'abbaye de St-HUBERT. Chaque jour, 700 à 800 kg de était produit et refroidi dans la Masblette toute proche. Malheureusement, c'était un fer de piètre qualité qui se cassait facilement.

Le Musée du Fer, établi dans cet ancien haut-fourneau, patrimoine classé et exceptionnel pour revivre la sidérurgie proto-industrielle mais nécessitant d’importants travaux de mise en conformité, est actuellement inaccessible au public.


Chapelle originaire de Farnières, petit village typiquement ardennais situé à 5 km de Vielsalm. Il s’agit d’une copie dont l’originale est toujours à Farnières. 

Nichée au milieu de son enceinte de petits murets, elle nous invite au recueillement et c’est une atmosphère de sérénité qui s’empare de nous.

Saviez-vous qu’à l’époque de nos grands-parents, les gens payaient leur place pour pouvoir être assis au jubé? Et dans la nef aussi! Seuls quelques nantis comme l’institutrice, par exemple, ne payaient pas.

Ecole de Petite Rosière (1870) nous plonge dans un autre temps : les enfants des agriculteurs n’allaient en classe qu’en hiver quand on n’avait pas besoin d’eux pour les travaux des champs ou pour garder les troupeaux.

Les écoliers venaient en sabots, n’ayant, pour tout matériel, qu’une ardoise, des touches, un porte-plume, une gomme et un livre de lecture.

Il était fréquent qu’un gamin arrive en classe ventre à terre, en retard, parce qu’il a dû aider ses parents à la ferme avant d’enfiler sa casquette d’écolier.

On y enseignait l’écriture, la lecture, le calcul et la religion.

Les W.C de l'école.

Le lavoir du village de Saint-Rémy avec son système pour essorer le linge.

Il date du 19ème siècle et a été implanté au Fourneau Saint-Michel en 1977. Si dans certains villages, les femmes lavaient le linge à même la rivière, dès la seconde moitié du 19ème siècle, sont apparus les lavoirs publics. C’est l’endroit où les femmes se partageaient les dernières nouvelles du village tout en ayant soin de rendre le linge éclatant.

Le 25 mai 2010, le Musée du Fourneau Saint-Michel à Saint-Hubert met Jean-Claude Servais à l’honneur en lui attribuant la chaumière de Malvoisin. Ce bâtiment qui est symbolique pour le Musée de la vie rurale se prête très bien à sa nouvelle affectation.

Dans chaque coin et recoin de la maison, les dessins de Jean-Claude sont magnifiquement mis en scène pour une exposition permanente.

Cette « chaumière » qui a tout un passé historique, est aussi une source de documentation pour l'artiste qui l'a dignement reproduite à diverses reprises dans certains albums, comme les deux tomes de La belle Coquetière .

La jubarbe des toits aspire toute l'humidité du toit de chaume de cette maison.

Ancienne maison d'artisan de Saint Mard (milieu 19e siècle)

Meubles, objets familiers et outils donnent une idée précise de la vie telle qu’elle se déroulait aux 18e, 19e et 20e siècles.


Ainsi, la pièce de vie d’une chaumière familiale nous interpelle : On y cuisinait, parlait, souriait, riait, pleurait ;  

on s’y lavait, on s’y aimait, on y naissait, on y mourrait … sans confort… La vie était rude mais combien riche en relations humaines !

A la droite de la maison, on y retrouve les outils, la lessiveuse et la porcherie.

Le fournil de Moiret.

Une chaumière de Redu qui abrite les ustensiles de la laiterie.

Balance servant à peser les mottes de beurre.

La forge de Redu.

La clouterie de Bohan de la fin du 19e. Les artisans cloutiers qui profitaient de la période hivernale pour développer cette activité.

Une roue à chien qui actionnait les soufflets de la forge.

Imprimerie de Redu.

Ferme Corbion, autrefois connue sous le nom de "Maison de Roucy" . Cette ancienne exploitation datant de la fin du 17ème ou du début du 18ème est un fabuleux témoin de la vie à la ferme autrefois.

A l’époque, chaque foyer possédait une vache ou deux qui servaient de bêtes de somme pour tirer des charrettes et aller charruer ses petits lopins de terrain. Chaque maisonnée était autonome. On produisait son beurre, son pain, ses pommes de terre, on avait un potager et on conservait la viande dans un saloir.​

Un travail à ferrer ou simplement travail est un dispositif plus ou moins sophistiqué (autrefois fixé dans le sol, et de nos jours mobile) conçu pour maintenir de grands animaux (chevaux et bœufs), en particulier lors du ferrage.

Chaque maison avait un tas de fumier devant sa porte. Pour l’anecdote, les papas disaient à leurs fils : « Allez voir les filles là où il y a un gros fumier! » Car qui disait gros fumier disait gros revenus !

La vallée de la Semois fut longtemps réputée pour ses cultures de tabac, ses séchoirs et ses hangars. 

Voici un dossier très complet sur la culture du tabac Semois réalisé par un ami. Je vous encourage à visiter également son site.

Très florissantes durant des années, les cultures de tabac couvraient 400 hectares en 1910 mais finirent par disparaître à cause des taxes, du coût de la main-d’œuvre et de la concurrence étrangère.

La race de moutons roux était bien adaptée au climat rude de l'Ardenne. 
Cette race de moutons rustiques descend des ovins peuplant depuis des siècles les vastes pâturages ardennais. L'Ardenne était encore au 19e siècle un pays de moutons plutôt que d'élevage bovin. Les moutons ardennais pâturaient les vastes étendues de landes, les bruyères. Les plantations d'épicéa, les moyens de communication modernes permettant l'échange de laine et de textiles divers ont sonné le glas des élevages de moutons en général. En 1937, le mouton roux ardennais reste la race la mieux représentée en province du Luxembourg même si ses effectifs sont déjà fortement réduits. Le dernier troupeau est vendu et dispersé en 1960.

Une porcherie avec un four à pain à la droite du bâtiment.

 

Un hangar agricole du village Moulin du Ruy avec 3 anciennes meules de moulin posées contre une façade.

Un fournil de Moulin du Ruy ayant le four au-dessus du ruisseau.

Ce bâtiment du 18e siècle a été construit à Journal près de Champlon. Il y a quelques années, il a été totalement transplanté et reconstruit dans le domaine du Fourneau Saint-Michel. C'est devenu un restaurant-brasserie.


Je vous présenterai d'autres bâtiments quand je ferai une seconde visite du domaine très prochainement, tant le domaine est vaste.


Tous les 21 Juillet des artisans animent le domaine durant toute la journée.

 

 

 

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