Mola, le Musée Provincial de la Meunerie est une référence pour la préservation des moulins en Belgique. 

Situé à Wachtebeke  en Région flamande, dans la province de Flandre-Orientale, le musée s'est installé dans un ancien château : le Château Puyenbrug.

La Flandre a compté jusqu'à 2.770 moulins à vent et à eau. 1930 a sonné le glas de leur période de gloire. Ils n'étaient plus rentables et se sont déteriorés. Aujourd'hui 400 moulins sont classés, restaurés et se remettent à fonctionner.

Mola vous apprend tout sur les moulins, la meunerie et les meuniers avec une foule de documents ou de gravures d'époque, d'outils...

Le meunier était rarement propriétaire du moulin. Il travaillait souvent comme salarié dans les grandes villes. A la campagne, il était souvent obligé de cultiver un lopin de terre ou de travailler comme tisserand.
Dès le 7e siècle, le roi Dagobert décide de faire de la mouture un droit féodal. Le meunier était soumis à la "banalité" une taxe envers le seigneur. Il ne pouvait pas moudre du grain provenant des fermiers d'un autre ban (territoire où s'exerçait le pouvoir du seigneur) pour arrondir ses fins de mois. Si le bailli l'attrapait, le cheval, la charette et le chargement étaient immédiatement confisqués.

Les banalités seront perçues jusqu'à la Révolution française.​

Une image d'Epinal nous montre l'histoire du "Moulin Merveilleux" : un moulin itinérant se déplaçait de village en village. Le meunier le dressait sur la place. Chaque habitant était invité à conduire au moulin sa vieille femme acariâtre et tordue : pour quelques écus, elle était passée au moulin et le meunier la rendait parfaite et rajeunie.

On est rapidement captivé par les documents, les objets,les films,les simulations par ordinateur et les éléments interactifs...

Les armées utilisaient des moulins à manège mobiles pour approvisionner leurs soldats en pain.

Les prisonniers étaient aussi mis à contribution à la place des ânes ou chevaux...

La technique de meunerie a été utilisé comme base pour de nombreux principes mécaniques liés aux automobiles, aux avions, aux appareils ménagers, aux montres...

L'alphabet des meuniers.

Le meunier n’avait pas bonne réputation : on l’accusait de voler ses clients. Il se payait en nature, prélevant un douzième du grain, mais il arrivait que le prélèvement soit supérieur. C'est pour cette raison que les meuniers ont adopté cet "alphabet" qu'eux seuls pouvaient comprendre et tromper ainsi leurs clients sur le nombre de sacs de farine moulus.

LES GOBELETS A MOULIN

Les gobelets à moulin appartiennent à la catégorie des coupes à facéties ou à boire.
Dans les cercles nobles, ils étaient l’objet de jeu d’alcool.

Les gobelets à moulin ont prit naissance aux Pays-Bas et en Allemagne mais se sont très vite rendus populaire dans toute l’Europe.
La période de production se situe entre 1530 et le 18e siècle.

Il s’agit d’uniques chefs-d’œuvre, composés essentiellement d’argent avec de temps à autres des ajouts de verre.

Déroulement du jeu :

Le joueur rempli sa coupe de vin. Il doit ensuite souffler dans la petite pipe afin de faire tourner les ailes ou la roue à aubes.
Il faut vider le gobelet avant que les ailes ou la roue se s’arrête.
S’il n’y arrive pas, le joueur doit vider le nombre de verre indiqué par le chiffre sur le disque rotatif avant de passer le gobelet à moulin au suivant.


 

Commentaires (1)

1. Broeders Christiane 17/08/2015

Toute une histoire.... intéressante.... Bravo Nicole... Superbe...

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