Le parc de 207 ha est vraiment superbe. C'est aussi un paradis pour les oiseaux.

Porte de Louvain. (Un accès vers l'étang Gordaal)

C'est la seule porte du mur d'enceinte encore dans son état originel.

Construit vers 1200 par Henri Ier Duc de Brabant, le château de Tervuren fut agrandi et fortifié jusqu’en 1430. Il connut ensuite une période de déclin jusqu’à l’arrivée des archiducs Albert (1599 à 1621) et Isabelle (1621 à 1633) qui le transformèrent en pavillon de chasse. 

A la moitié du 18ème, le château devient la résidence principale de Charles de Lorraine qui le fait agrandir. Il édifie un complexe d’écuries et une vaste orangerie. L’année de sa mort, en 1781, Joseph II, empereur d’Autriche, visite Tervuren et ordonne la destruction du château.

Du lieu de résidence des Ducs de Brabant entre le 13e et le 18e siècles, il ne reste que quelques fondations couvertes de mousse en face de la chapelle et des écuries.

Les écuries sont devenues un grande caserne.

Chapelle baroque Saint-Hubert.

Une partie est aménagée en jardin français (devant le palais) par l'architecte de jardin Lainé à l'image du petit Palais à Paris. L'autre partie autours des étangs, dessinés par Jules Vacherot et Edouard Keilig, est à l'anglaise.

Les superbes arbres qui s'y trouvent font partie de la forêt de Soignes et entourent les grands étangs. Les couleurs flamboyantes des feuilles en automne en font un décor spectaculaire.


LE JARDIN FRANCAIS (situé devant le Musée et le Palais des Colonies).

Le Musée Royal de l’Afrique centrale.

Il abrite la collection la plus riche et la plus célèbre au monde d’objets ethnographiques en provenance d’Afrique centrale, ainsi que les archives complètes de Henry Morton Stanley, célèbre explorateur.

C'est à la demande de Léopold II que le Musée Royal d'Afrique centrale fut installé dans le superbe Palais des Colonies pour l'Exposition Universelle de 1897.

The Congo I presume (1997) Tom Frantzen

Inaugurée lors du centenaire de l'exposition coloniale de 1897. Cette sculpture fut conçue pour rééquilibrer quelque peu l'espace visuel entre le Palais des Colonies et l'Ecole mondiale qui n'y fut jamais construite, puisque l'Etat Belge décida à la mort de Léopold II d'arrêter les travaux.
Sculpture, qui d'une part, rend hommage au Roi bâtisseur, et d'autre part, interrroge le colonialisme : d'abord par son titre...touche d'humour à la belge dans un point d'interrogation !

Ensuite, si nous regardons les trois guerriers, en vêtements traditionnels de fête, alignés comme des soldats, au garde à vous, nous les découvrons sans pieds : traduction symbolique de l'immobilisme imposé malgré une culture riche et belle.

D'autres symboles apparaissent : le lion qui représente la Belgique... et dont la tête se détourne du Roi... les flaments roses qui rapellent les migrations tant naturelles qu'humaines entre l'Afrique et l'Europe...

Elément récurrent dans l'inspiration des artistes de la fin du 19e et début 20e, le paon rappelle que léopold II a donné énormément de travail aux artistes, tant dans ses constructions que sur les axes routiers.

L'éléphant, symbole majeur d'une Afrique belle et puissante devint objet d'exploitation et d'extermination pour son ivoire...

Vue vers l'étang du miroir.

L'Arabe Salem - (1897)


ETANG DU MIROIR

Une passerelle permet aux piétons de passer au-dessus de l'étang pour rejoindre l'étang suivant et poursuivre la promenade.


ETANG DU CHATEAU

Le peintre Edouard Huberti (1818-1880) a réalisé une toile à cet endroit. Un panneau didactique nous l'indique. Le bâtiment que l'on voit au loin est le Palais des Colonies.


LE CANAL

Un canal relie l'étang du château vers l'étang gordaal.

Une passerelle permettait de passer d'un côté à l'autre de la fin du canal. Trop abîmée, elle est actuellement interdite au public.


ETANG DU MOULIN

Maison espagnole - ancien moulin à eau appelé moulin de Gordaal laissé à l'abandon durant plus de 30 ans. Aujourd'hui transformé en brasserie restaurant. Le bâtiment est classé.


ETANG DE VOSSEM qui prolonge l'étang du moulin


LE GRAND BASSIN (partie plus sauvage)

Deux longues drêves rectilignes de part et d'autre du grand bassin.

Départ d'une autre drêve qui va nous conduire aux pierres druidiques.


LES PIERRES DRUIDIQUES

Dans le parc de Tervuren, le «Zevenster», où les différentes drêves se croisent, peut être admiré les débris du soi-disant Dolmen de Duisburg ou pierres druidiques.

Le diamètre de la pierre intacte était + - de 2m45 en forme de table.

Ces trois pierres (grès) ont été mis au jour en 1883 dans un champ à Duisburg (canton voisin deTervuren ).

Les archéologues et géologues ont longtemps tenu une polémique sur la nature de cette pierre. Actuellement ils conviennent qu'il ne s'agit pas d'un vestige d'un monument mégalithique. Selon E.Simons, ce sont des pierres de polissage.


Le Bandundu Water Jazz Band (2005)

La fontaine, au milieu du rond-point de l'avenue de Tervuren, en face du Palais des Colonies, est vraiment exceptionnelle. 

Tom Frantzen a utilisé le rond-point comme élément de départ pour créer un jeu de cercles auquel les automobilistes participent. La fontaine est conçue pour représenter Tervuren et accueillir les visiteurs et les passants. Le sculpteur fait sortir du Musée un Jazz Band composé d'animaux aquatiques africains. Le parc de Tervuren est symbolisé par les cercles successifs de gazon, d'eau et de béton. 
Ces derniers sont structurés comme des feuilles de nénuphars et suggèrent des disques de musique qui tournent. Les jets d'eau forment une rythmique de demi- cercles chaotiques.

 

 

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Commentaires (2)

1. Jean Claude Jacques 07/11/2018

belle suite à ton reportage. bravo

2. Elodie 10/11/2017

Merci pour ce reportage :)
L'explication des sculptures de Tom Frantzen est vraiment intéressante. J'ai relu plusieurs fois tout en regardant les photos. L'art prend plus de sens quand on comprend ses symboles.

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