Au-dehors, dans la cour, le bureau des SS où les prisonniers sont enregistrés par l'administration du camp.

Les SS font construire, dès la fin 1940, un bureau au milieu de la place d’appel où se passent les modalités d’enregistrement des détenus.

La pièce sera augmentée d’une imprimerie en 1943.

Les portraits des chefs SS allemands

Les portraits des chefs SS flamands

La SS utilisait un régime de peur avec les détenus. Il faut savoir qu'un détenu n'avait le droit que de s'exprimer en allemand, devait saluer les SS en leur disant « merci de me laisser passer » et n'avait pas le droit à la parole avec un autre détenu. Les SS usaient de méthodes inhumaines , notamment dans les cellules d'isolement et la salle de torture. 


 LE CHANTIER

Ce grand panneau est une photo du chantier tel qu’il se présentait pendant la guerre. Mais notre guide nous dit qu’elle a été prise de manière à faire croire que les prisonniers travaillaient dans de bonnes conditions. C’était loin d’être le cas.

Lors du creusement du canal entourant le fort, on ensevelit le fort sous une masse énorme de terre pour deux raisons principales : le protéger des coups directs et pour le camoufler à la vue de l’ennemi. Voici son aspect en 1940.

Le voici en 1944 !
Les détenus ont complètement transformé l’aspect physique en déblayant 250000 m3 de terre durant l’occupation nazie.

Ces chariots, une fois remplis, pesaient 1.500kg

 Ce travail éprouvant et destructeur n’avait aucune utilité économique. Mais sa fonction fut essentiellement de briser moralement et physiquement les détenus et de leur enlever toute dignité humaine. 

Tout au plus, la terre retirée servit-elle à la construction d’une digue le long des berges du canal.

On y travaillait par tous les temps, au pas de course, dans un vacarme permanent et sous la menace des coups ou des chiens. Les humiliations succédaient aux brutalités, les tortures aux meurtres. Dans la partie ouest du chantier, des détenus ont été
enterrés vivants. Dans les douves, d’autres ont été plongés dans l’eau à plusieurs reprises jusqu’à la suffocation ; d’autres encore ont eu le crâne fendu par les bourreaux à coups de pelle ou de pioche.

Voici le pont qui permettait aux prisonniers d'acheminer la terre de l’autre côté du fossé. Les déportés ont dû transporter cette terre pendant quatre ans.

 

L’impression d’espace paisible et gazonné que donne aujourd’hui le chantier contraste avec les scènes effarantes qui s’y déroulaient à l’époque.

 

Les baraques des juifs.

Elles ont été construites en juin 1941 lorqu'il n'y eut plus assez de place dans les chambrées de prisonniers existantes à cause de l'afflux massif de communistes arrêtés après l'invasion allemande en Union soviétique.

Utilisées principalement pour y héberger les " Untermenschen " (sous-hommes ) juifs. Elles étaient glaciales en hiver, torrides en été, sans fenêtres ni aération, sans chauffage. A l’époque, les poux infestaient les chambres.

 Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est à reconnaître que les postes de "travail privilégié" leur étaient attribués. Les Juifs disposaient, en effet" de bien des qualifications professionnelles requises pour que le camp puisse se suffire à lui-même: tailleur, cordonnier,porcher, menuisier, forgeron, … 

Nouvelle salle des latrines plus hygiéniques de 1943. Les problèmes de dysenterie étaient très fréquents.

Afin de prévenir les épidémies, la SS organise des séances de douche pour les prisonniers : l'ambiance est hargneuse. Ils avaient droit, d'une façon hedbomadaire, à une douche d'eau froide et quelques secondes sous l'eau chaude.

Tout se fait au pas de course : schnell, schnell. Une heure est prévue pour la douche d’environ quatre cents prisonniers. Certains ont ordre de se déshabiller en chambrée et d’attendre nus dans la cour.

 

C'est dans cette aile que l'on va découvrir les différents ateliers, l'écurie, l'étable...

 La forge

 La porcherie

 Le dessin représente le contenu des colis de la Croix-Rouge, destinés aux déportés, que les prisonniers déversent pour nourrir les cochons !

 L'écurie. A Breendonk les chevaux ont un nom et les hommes un matricule !

L'atelier des tailleurs 


A son arrivée, chaque prisonnier reçoit un vieil uniforme de l'armée belge sans insignes. Sur la veste, on coud un numéro et un signe distinctif ( par exemple une bande jaune pour les Juifs, une bande blanche avec un petit carré rouge pour les prisonniers politiques, ... ).

Dorénavant le prisonnier n'est plus qu'un numéro. 

Dans ces rigoles, les détenus venaient nettoyer leurs outils le soir avant de retourner dans leurs chambrées


 

 

Commentaires (1)

1. gatto pascal 17/05/2014

on se plein d'un rien et de voir tous se qui on due faire en si peut de temps et endurer comme souffrance sans avoir le droit de gémirent dur dur

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site