La colonne du Congrès à Bruxelles est considérée comme le monument commémoratif le plus important de Belgique. Elle rappelle en fait la tenue du premier Congrès national de 1830. Elle fut inaugurée en 1859. Joseph Poelaert est désigné architecte pour mener ce projet à bien et cela bien avant qu’il soit nommé architecte de la Ville de Bruxelles et qu’il dirige des chantiers d’envergure comme le palais de justice de Bruxelles ou qu’il reconstruise l’Opéra de la Monnaie.​ Il s'est inspiré de la Colonne Trajane.

En 1922, on a installé à son pied le tombeau du Soldat Inconnu à la mémoire des soldats belges morts pendant la guerre 1914-1918.

Le monument, d’une hauteur totale de 47 mètres, contient un escalier intérieur hélicoïdal de 193 marches éclairé par des prises de jour dissimulées dans le décor, qui était à l’époque accessible au public. 

Seize personnes pouvaient se tenir simultanément sur la plate-forme supérieure. Outre la capitale et ses faubourgs, il était possible de distinguer, sans lunette télescopique, plus de 30 villes et villages.​ 

Elle est surmontée d’une statue de 4 mètres 70 de haut, représentant le premier roi des Belges, Léopold Ier, œuvre du sculpteur Guillaume Geefs.

Sur le socle, sont gravés les grandes dates de l'indépendance, les noms des membres du Congrès et ceux des membres du Gouvernement provisoire constitué après la Révolution belge, ainsi que les grands principes de la Constitution. Quatre hautes figures féminines, œuvres de différents sculpteurs, symbolisent les Libertés fondamentales garanties par la Constitution, la Liberté des cultes (Eugène Simonis), la Liberté d’association (Charles-Auguste Fraikin), la Liberté de l’enseignement et la Liberté de la Presse (toutes deux de Joseph Geefs).

 Par-dessus le socle, quatre trophées au chiffre de ­Léo­­pold­ Ier ornent chacune des faces du piédestal. Sculptés par Egide Mélot, ils figurent les Arts, les Sciences, l’Industrie et l’Agriculture. Les dates qui y furent inscrites renvoient aux grands moments de l’indépendance belge : septembre 1830 pour les combats en faveur de l’indépendance, 10 novembre 1830 pour l’installation du Congrès, 7 février 1831 pour le vote de la Constitution et 21 juillet 1831 pour la prestation de serment de Léopold Ier.

Cerclée par trois bagues ouvragées, la colonne est décorée, dans son registre inférieur, d’un relief allégorique des neuf provinces entourant le génie de la Nation, surmonté de leur blason respectif.

Deux lions monumentaux, œuvres de Eugène Simonis sont placés à l'avant du monument. Lors de l'inauguration du monument, en septembre 1859, ceux-ci ne sont encore que des réalisations provisoires en plâtre, qui seront retirées peu après. Les lions définitifs ne seront coulés qu'ensuite par la Compagnie des Bronzes de Bruxelles, et installés en décembre 1864. Le sculpteur, contrairement aux recommandations de la Commission des monuments, les a représentés debout, et curieusement marchant à l'amble, ce qui n'est pas naturel pour un félin.


Le Soldat inconnu a été inhumé au pied de la colonne entre les deux lions, le 11 novembre 1922.

Suivant l’exemple des pays voisins, la Belgique décide en 1922 de rendre hommage aux victimes des combats de la Première Guerre mondiale au travers d’un soldat anonyme. Celui-ci sera choisi au hasard par un aveugle de guerre parmi cinq cercueils contenant les corps de soldats belges non identifiés tombés sur cinq des principaux champs de batailles de Belgique.

Il est inhumé sous une dalle gravée, auprès d’une flamme éternelle que l'on ranime chaque 11 novembre en présence du Roi.

Plus tard, la portée symbolique du monument et de la cérémonie d’hommage annuelle seront étendues aux victimes d’autres conflits et aux militaires en mission de maintien de la paix. Après la Seconde Guerre mondiale, une deuxième dalle est posée sous la première. Une troisième est installée en 1998 portant l’inscription "Aux Belges tombés au service de la paix depuis 1945".


Un hommage à Albert Ier, représenté casqué pour rappeler sa vaillance durant la Première Guerre mondiale. À ses côtés, on retrouve la colonne du Congrès et la tombe du Soldat Inconnu à Bruxelles. Ce billet faisait partie d'une série spéciale sur la Dysnastie belge.

 

Commentaires (1)

1. pascal 28/12/2015

une belle colonne qui n'est pas faite que pour un roi , mais aussi pour ces citoyens , très belle hommage au mort . Bravo.

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