Photos prises en avril 2018

Très méconnu en dehors de son environnement immédiat, le parc Jacques Brel est tout ce qui subsiste du vieux Kersbeekbosch, déjà mentionné par des chroniques en 1648, qui dépendait de la Forêt de Soignes. Le Kersbeek, littéralement «ruisseau aux cerises», est un petit ruisseau qui prenait sa source à proximité dans le bois du Vossegat. 

Coincé entre l'avenue de Kersbeek et la gare d'Uccle-Stalle, ce site semi-naturel était une ancienne résidence d'un négociant dans l'industrie des huiles à Bruxelles qui y édifia un château dont il ne reste rien aujourd’hui (Le bâtiment abandonné était impossible à restaurer).

Le site fut racheté en 1973 par la Société immobilière Albertyn qui songea aussitôt à le lotir. Encouragées par les naturalistes, les autorités communales de Forest se décidèrent à le racheter en 1979.

Ouvert au public en 1980, le Parc, jusque-là baptisé Parc des Éperons d'Or, prit le nom de Jacques Brel.


Un buste réalisé en 1982 par l’artiste Klaus évoque le chanteur et comédien Jacques Brel auquel il est dédié.

De mauvais plaisantins ont arraché sa cigarette de bronze.

Inscription à la base du monument avec le début des paroles de la chanson Fils de...

On débute la découverte du parc. La partie basse, amorcée par une très belle allée de châtaigniers, est creusée d'une série de pièces d'eau.

Une petite cascade.

La partie haute du parc, petite colline sableuse, où se situait le castel, porte une chênaie à houx et sorbiers des oiseleurs. 

Chêne Joséphine : l'un des plus beaux et des plus vieux arbres bruxellois.

Du prénom de l'épouse d'un ancien propriétaire, cet arbre est la principale curiosité du parc. Ce dernier a près de 400 ans d'âge, il mesure 20 m de haut et plus de 650 cm de diamètre.

Il croît dans un environnement magnifique de jacynthes des bois, de reines des prés, de mercurials vivaces et de scilles à deux feuilles.

Tayart de Borms fit ériger en 1910, dans le jardin, un joli pavillon aux allures orientales et aux vitraux multicolores et qui portera le nom de son épouse : « Pavillon Joséphine », bien loin de la pauvre ruine, scandaleusement taguée que l’on peut encore voir aujourd’hui.

Le parc fut agrémenté de nombreuses statues ; de représentations d’animaux, etc… créées par Balton-Aubert, ami fidèle de Tayart de Borms dont il ne subsite plus qu'Olga la lionne.

Des vandales lui ont arraché la queue et badigeonné le corps de peinture. 

Deux statues centenaires ont été arrachées de leur socle puis démolies à coups de barre en métal. Il ne reste plus rien de l'archange, de la Diane chasseresse (qui avait déjà été décapitée) et de son daim.

Sur le socle pousse de la végétation.

Un rucher pédagogique permet à une dizaine de forestois par an de s’initier à
l’apiculture.

L’objectif de la formation est de :

  • s’initier à la pratique de l’apiculture en ville par la gestion collective et active d’un rucher ;
  • apprendre à se familiariser avec les colonies et se sentir à l’aise au contac
    de l’abeille ;
  • savoir différencier les abeilles ; reconnaître les faux-bourdons des abeilles
    et savoir trouver la reine ;
  • apprendre à conduire une ruche, c’est-à-dire s’occuper convenablement
    d’une ruche et de sa colonie ;
  • apprendre à manipuler les cadres ;
  • apprendre à interpréter la ponte de la reine et l’évolution du couvain, c’est-à-dire le BA-ba de l’apiculture ;
  • savoir renouveler ses reines et produire ses essaims ;
  • découvrir le cycle de l’abeille ;
  • produire et extraire le miel de la ruche.

Le parc est classé depuis 1993.

 

 

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Commentaires (2)

1. Divin 07/05/2018

Beau parc, c'est dommage que certains ne respectent pas, ils interdisent aux futurs générations de pouvoir les apprécier

2. freyer marylou 22/04/2018

Très belles photos et surtout intéressant reportage sur ce parc que je ne connaissais pas comme beaucoup d'autres j'imagine félicitations et bises

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