Seule crèche itinérante au monde de cette envergure, Noël en Provence est la création de deux passionnés de santons et amoureux de cette région: Anne et Karl Blanchet.

Reportage de la télévision locale présentant l'exposition

Leur exposition parcourt la France et même l’Europe depuis de nombreuses années afin de faire partager l’univers poétique et merveilleux de la crèche de Noël.

Elle nécessite dix jours de montage, ce qui donne déjà une idée de son volume. Pour être encore plus précis, cette crèche compte quelque 300 santons et automates de 30 cm, sculptés et habillés par les plus grands santonniers de Provence.

Leurs maisons atteignent jusqu’à 1,50m de haut

et leur toiture est réalisée avec des petites tuiles, en véritable argile, qui ont été moulées sur le doigt. Il en a fallu 10.000!

Cette réalisation tout autant gigantesque que minutieuse représente au total 250 m2 de superficie, des tonnes de sable et de cailloux et 10 m3 de végétation naturelle.

Scènes de village

et de campagne se succèdent et invitent le public à découvrir, au-delà des traditions de Noël, une authentique fresque de la vie provençale au XIXe siècle, au son des cigales et dans des parfums de thym, de romarin et de lavande…
Bref, autant d’effets visuels, sonores et olfactifs pour vous offrir un voyage dans le temps et la magie de Noël.


La crèche de Noël, la scène de la nativité (l’enfant Jésus, la Vierge Marie et saint Joseph, avec l’âne et le bœuf censés réchauffer l’enfant avec leur souffle),

Le Ravi est un peu l’idiot du village. C’est un personnage-clé que l’on retrouve dans la crèche provençale. Il s’occupe de petits travaux de ferme, est habillé à la mode paysanne, avec un bonnet souple sur la tête. Il ne croit pas en Dieu, mais pourtant va tomber dans l’émerveillement quand il découvrira l’enfant Jésus dans la mangeoire. De là, sa position, les bras levés, en signe de ravissement.

Les rois mages, sont au nombre de trois : Melchior, un vieillard à cheveux blancs et à longue barbe. Il apporte de l'or comme offrande. Gaspard, originaire des Indes, apporte de l'encens. Balthazar, le roi à la peau noire apporte la myrrhe en offrande. Tous trois sont richement vêtus.

Venant de très loin, ils sont en général représentés avec un ou plusieurs dromadaire(s) accompagnés d'un chamelier. 

Les bergers sont des personnages issus de la Bible, ce sont eux qui reçoivent en premier le message des anges et se dirigent vers Béthléem.

Ils sont représentés jeunes ou plus âgés, seuls ou avec un mouton, se tiennent au pied d’un muret, s’appuient sur un bâton noueux, habillés de différentes façons,  par exemple avec une lourde cape de drap volant sous le coup du mistral…

Le boumian et la boumiane
Ce sont les bohémiens, les nomades de la crèche. La dénomination de « boumian », courante en provençal, « bohemià » en catalan, viendrait du fait qu'un comte de Provence aurait obligé les tziganes à vivre à la Sainte-Baume. Ces habitants de la baume (grotte) en gardèrent le nom.

Le boumian est toujours revêtu de vêtements aux couleurs criardes, d'une grande cape noire, un foulard rouge sur sa tête, affublé de cheveux longs et noirs ainsi que d'une barbe. Un grand couteau est accroché à sa ceinture. On le dit guérisseur et savant. La boumiane, un fichu noué sur la tête, porte un tambourin à la main et son enfant sur sa hanche. Sa jupe est longue et noire, son corsage coloré. Jeteuse de sort, elle lit les lignes de la main et dit la bonne aventure.

Ces deux personnages font peur car leurs savoirs dérangent et fascinent. Ce sont les seuls méchants de la crèche, accusés de voler draps et poules ou de de kidnapper les enfants. Lors de leur venue à la crèche, le couple rend à l'aveugle un de ses fils, Chicoulet, qu'il lui avait dérobé. Du coup, ce ne sont pas un mais trois miracles qui vont se produire. L'aveugle retrouve la vue, il reconnaît son fils aîné qui lui tombe dans les bras. Et le boumian renonce à ses méfaits en promettant de mener une vie honnête.


Autour de la crèche, toute une série de petits personnages, figurant les habitants d’un village provençal et leurs métiers traditionnels.

Tout ce petit monde, chacun muni de son présent pour l’enfant Jésus, fait route à travers un paysage comportant traditionnellement une colline, une rivière avec un pont, et des oliviers, un moulin... 

Le meunier (lou mounie) avec son bonnet blanc ou rouge caractéristique protégeant ses cheveux. Il peut se placer près du moulin. Ou bien s'il est sur son âne, il apporte un grand sac de farine

et peut être en train de traverser la rivière...

Le tambourinaire est représenté avec son tambourin et son galoubet (flûte à bec à une main percée de 3 trous). Par tradition, c'est lui qui mène la farandole. C'est un des sujets majeurs de la crèche provençale à laquelle il est indispensable.
C'est un notable. Vêtu d'un costume élégant, il porte un chapeau de feutre à larges bords, sous sa veste de velours noir, il a revêtu une chemise blanche nouée au col par un cordon, un gilet brodé, et un pantalon.

 

Suite du reportage : le village

 

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