Véritable musée à ciel ouvert, avec ses formidables édifices Art Nouveau, le quartier des squares est grossièrement délimité par les squares Marie-Louise, l'avenue Palmerston, le square Ambiorix et le square Marguerite.

On le désigne souvent comme "quartier du Nord-Est".

Suite à l'extension urbanistique de la banlieue Bruxelloise à la fin du 19ème siècle, l'architecte Gédéon Bordiau réaménagera le site en enfilade de squares, véritable cascade de jardins, animés de plans d'eau et ponctués de sculptures des célèbres Jef Lambeaux, Constantin Meunier ou encore Victor Rousseau.

Erigé entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle, il offre aux visiteurs de passage et à ses habitants de merveilleux exemples cachés d'architecture éclectique. 

L’eau est le fil conducteur de cette enfilade de squares qui, à deux pas du quartier européen, s’étagent joliment sur le versant accidenté de l’ancienne vallée du Maelbeek. 

SQUARE MARIE-LOUISE

L'étang du square Marie-Louise est l'un des 6 derniers étangs qui subsistent parmi les 48 qui ponctuaient la ville à l'origine, et régularisaient les crues saisonnières (les 5 autres étant ceux du Parc Léopold, de l'Abbaye de la Cambre, du Parc Josaphat, et les deux étangs d'Ixelles).

L’étang est sans conteste l’élément central du square dont il occupe d’ailleurs la plus grande superficie.

Le jet d’eau sortant d’un rocher, la fausse grotte envahie par la végétation et les cascades qui y dévalent par de fins filets ont été réalisés en rocailles et donnent au site un aspect tout à fait pittoresque. 
Petite précision : le jet d’eau de l’étang, qui peut atteindre parfois 15 mètres de hauteur, ne nécessite aucune pompe. En effet, la pression de l’eau du Maelbeek obtenue par la déclivité du terrain suffit à la faire s’élever dans les airs…

Il est également, comme le reste de ce quartier, bordé de quelques superbes maisons.

Il s'orne de beaux arbres, de quelques œuvres d'art, de massifs fleuris et d'une riche avifaune pour qui prend le temps de l'observer. 

Une promenade est aménagée à travers les arbres qui bordent l’étang.

Le général Berheim (1932)
Lieutenant-général juif héros de la première guerre mondiale, Louis Berheim (1861-1931) est représenté dans son costume de poilu, tenant une paire de jumelles dans les mains. Le mémorial est signé Edmond de Valériola (1877-1956).

La cigale (1900) Cette jeune et belle femme nue au visage mélancolique est attribuée au sculpteur Emile Namur (1852-1905) dont d’autres œuvres sont visibles au Jardin botanique ou au square du Petit Sablon.

Naissance d’une nation
Un couple agenouillé et son enfant. Cette imposante sculpture en marbre de carrare valut à son auteur Marius Vos, la médaille d’or de l’exposition internationale de Paris en 1937.
Il en fit don à la Ville de Bruxelles.

L'arrière de la fausse grotte. 
Il s’agit d’un des exemples les plus remarquables de rocailles à Bruxelles. Un genre architectural fort apprécié à l’époque de l’aménagement des squares pour le caractère romantique qu’il dégageait.

Une grotte artificielle en ciment armé au travers de laquelle coule une cascade. Cette construction est réalisée en 1886. Actuellement, ce n'est plus accessible au public.

Comme ailleurs à Bruxelles, des tortues de Floride, espèce exotique rendue à la liberté, ont
colonisé l’étang du square Marie-Louise. Et cela inquiète les défenseurs de la faune indigène.
Elles s'adaptent parfaitement à la vie en étangs et y trouvent toute la nourriture dont elles ont besoin.

Elles sont à terme condamnées... Les températures sous nos climats empêchent toute reproduction de l'espèce en milieu naturel.

 Avenue Palmerston

Courte et large, occupée en son milieu par un terre-plein avec pelouse, l'avenue Palmerston relie le square Marie-Louise au square Ambiorix. 

La folle chanson (1898)


Réalisée par Jef Lambeaux,

Ce bronze représente une nymphe et un satyre enivré, pris de fou rire.

Dans son terre-plein central, au milieu des pelouses, des bassins très sobres ont été aménagés pour recueillir les eaux de source qui vont alimenter en contrebas les cascades puis l’étang du square Marie-Louise. Une double rangé de robiniers délimitent ce terre-plein de la voirie.

Vues depuis le haut de l'avenue. Les maisons ont un jardinet délimité par des grilles en fer forgé.

Square Ambiorix

L’inspiration est ici celle des jardins à la française.

Des sentiers rectilignes ou en arc de cercle délimitent des espaces géométriques qu’habillent des pelouses, des parterres, des fontaines, des sculptures et une plaine de jeux. Pour répondre aux impératifs du relief, le jardin est aménagé en terrasses.

Monument conçu par le sculpteur Victor Rousseau et l'architecte Joseph Van Neck, en hommage à Max Waller, homme de lettres, fondateur et directeur, de 1882 à 1889, du mouvement La Jeune Belgique. Conçu en 1914, le monument est installé dans la partie nord-ouest du square et inauguré le 12.10.1919. 

Le cheval à l’abreuvoir (1899)


Commandé par la Ville de Bruxelles à Constantin Meunier (1831-1905), ce bronze représente un homme et son cheval au moment du repos après un dur labeur dans la mine.

Le cheval fait semblant de s’abreuver dans les eaux de la fontaine que la sculpture domine.

L'élément barbare, la société organisée et la civilisation ornée (1898-1899)
Trois sculptures de bronze posées sur des socles en pierre domine le bassin, mais aussi l’ensemble du square Ambiorix. Elles sont l’œuvre du sculpteur classique et aristocrate Jacques de Lalaing (1858-1917) qui imagina une allégorie des trois âges de l’humanité : l’élément barbare représenté par un primitif à la forte musculature, au centre la civilisation ornée qu’illustrent les Arts où l’influence de la Grèce a été prédominante et à l’autre extrémité, la société organisée qu’évoque la justice romaine.

 Une haie de tilleuls palissés délimite les pourtours du square, créant une sorte de déambulatoire ombragé. 

Tous les hivers, le mail de tilleuls palissés du square Ambiorix est taillé, reformé, refixé ; un travail de longue haleine pour les jardiniers puisqu’il s’étale sur une période d’environ deux mois. De plus, tous les 4 ou 5 ans les perches qui soutiennent les cadres doivent être remplacées.

Maison Saint-Cyr : Remarquable maison de style Art nouveau, conçue en 1900 par l'architecte Gustave Strauven pour l'artiste-peintre et décorateur Georges Léonard de Saint Cyr. 

 

Commentaires (1)

1. pascal 28/12/2015

magnifique , je suis fan . merci

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