Reconsitution à l'identique des célèbres peintures rupestres vieilles de presque 20.000 ans, parmi les plus anciennes connues au monde, l'exposition au Musée du Cinquantenaire nous invite à pénétrer dans cette "chapelle Sixtine de la Préhistoire" inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité.

Grâce aux reproductions scientifiques grandeur nature et à l’utilisation de technologies visuelles les plus modernes, vous découvrirez la grotte de Lascaux comme si vous y étiez.

La grotte originale de Lascaux, découverte en 1940 en Dordogne, n'est plus accessible au public pour des raisons de conservation.

L'exposition internationale et itinérante Lascaux met en scène une reconstitution spectaculaire de la grotte, et principalement de la nef et du puits, deux endroits que les visiteurs de Lascaux 2, construit après la fermeture de la grotte originale, ne peuvent admirer.

Septembre 1940, Dordogne, France. Quatre jeunes garçons explorent une cavité qu’ils viennent de découvrir. Sous leurs yeux émerveillés se dévoile alors une vaste grotte aux parois décorées. Ils viennent de faire une des découvertes archéologiques les plus prestigieuses du XXe siècle, la grotte de Lascaux. Très vite, elle attirera des centaines de milliers de visiteurs.

La salle des taureaux. Deux immenses taureaux dominent les chevaux et les cervidés. Le plus grand fait 5x4 mètres.

Cette grotte, peinte et gravée il y a environ 20.000 ans, est considérée comme un des plus hauts lieux de l’art pariétal au monde. Pas moins de 900 animaux (aurochs, cerfs, chevaux, bisons…)

ainsi qu’une représentation humaine énigmatique, ornent ses parois.

Ils utilisaient des pigments naturels purifiés : de l'ocre jaune clair, à la terre d'ombre, en passant par les rouges. Le noir était réalisé avec du manganèse.

L’exposition s’intéresse également au contexte culturel qui a vu naître ces œuvres. Vous apprendrez ainsi comment vivaient, chassaient, mangeaient et s’habillaient les hommes de l’époque.

Une lampe à graisse avec un manche façonnée dans une roche compacte. Elle permettait de se déplacer, de s'éclairer et de travailler dans l'obscurité de la grotte grâce à la graisse en fusion. Ce modèle était bien plus pratique qu'une simple torche. C'est un récipient contenait de la graisse animale, dans laquelle trempait une mèche faite de poils d'animaux ou de fibres végétales serrées ou tressées.

L'aiguille à chas creusée dans un os est inventée il y a 20.000 ans. C'est un des rares instruments de la vie quotidienne dont la forme et l'usage n'ont pas changé jusqu'à nos jours. La couture des vêtements mais aussi des tentures et couvertures améliore les conditions de vie. Elle permettait aussi un assemblage des peaux pour l'élaboration des premières barques (telles que les kayaks encore utilisés par les esquimaux) et pour la fabrication d'outres en cuir pour le transport de l'eau.

Des outils réalisés sur des éclats de silex : grattoirs, burins, lamelles. Les burins ont pu être utilisés pour graver des figures sur les parois de calcaire. Des pointes de sagaie en bois de renne ont été retrouvées dans la grotte. C'étaient des armes de chasse pour le gibier.

Des squelettes d’animaux préhistoriques (lion des cavernes, rhinocéros laineux, mégacéros…), une reconstitution d’un bébé mammouth, des objets utilitaires et des bijoux provenant des collections du Muséum des Sciences naturelles et du Musée du Cinquantenaire viennent enrichir l’exposition. 

 Squelette d'un cerf géant vivant en Irlande. Seuls les mâles portaient une ramure. Ils se nourrissaient d'herbes.

 Reconstitution d'un jeune mammouth laineux congelé découvert en Siberie. Il avait 7 mois et est mort il y a 44.000 ans.

Squelette d'un rhinocéros laineux reconstitué à partir de plusieurs individus trouvés au 19ème siècle en Flandre dans les anciens lits de rivière comme la Senne, la Dyle, l'Escaut...Ils mangeaient de l'herbe et la corne servait comme moyen de défense mais aussi à dégager les plantes lorsqu'elles se trouvaient sous la neige.

Squelette d'un lion des cavernes provenant des grottes de Goyet. Les mâles avaient peu de crinière. Ils ressemblaient beaucoup aux lions actuels.

 

Pour revoir mon reportage sur les grottes de Goyet cliquez ICI

 

Commentaires (2)

1. pascal 28/12/2015

Merci nini c'est toujours aussi super de te lire , merci .

2. Brigitte Vanderhaegen Limage 16/02/2015

très jolies photos .....et toujours aussi intéressant a lire ...

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