La plus grande fresque de Belgique orne depuis août 2007 la station de trams "De Wand" à Laeken.

 A un jet de pierre de l'Atomium, l'oeuvre, réalisée par 30 artistes urbains, éclaire aujourd'hui une station auparavant peu conviviale.

Cette fresque est amenée à s'agrandir au fil des années afin de devenir la plus grande d'Europe (4.500 m2). Elle a comme thème "Le Voyage".

Construit pour l'expo 58, puis plus ou moins abandonné, l'espace « De Wand » s'était progressivement transformé durant les années 70 et 80 en terrain de jeu pour les jeunes du quartier et graffeurs. Si bien que l'Esplanade est devenue un des lieux mythiques du graffiti à Bruxelles. Les plus « Grands » y ont laissé leur trace à la fin des années 80 et au début des années 90. En 1995, au moment de repeindre ce qui allait devenir la station De Wand, les ouvriers ont d'ailleurs contourné certaines fresques pour les laisser apparentes. 

 La "balade" consiste en une série de cadres de plus en plus grands. On y voit d'abord des petits paysages urbains anciens qui se transforment progressivement en d'autres plus contemporains.

L'a.s.b.l.Tarantino, dont l'objectif principal est la promotion de l'art urbain, a coordonné la réalisation de la fresque "De WandS". Sensible aux échanges interculturels et intergénérationnels ainsi qu'à l'amélioration de l'environnement urbain, l'a.s.b.l. organise des fresques à thèmes, des ateliers et des expositions de peintures contemporaines.

Sous le tunnel du côté gauche : une section "Manga". Malheureusement, une protection antigraffiti donne de vilains reflets lors de la prise de vue...

Les avez-vous tous reconnus ? Oui ? Non ?

(Cliquez sur les photos des mangas pour avoir les infos)

La fresque se termine par la vision d'une ville très futuriste à côté de laquelle se trouve un immense robot qui s'apprête à la « redécorer ». Il s'agit bien sûr d'un clin d'oeil aux artistes urbains.

 Sur une superficie de 500 m2 sur le quai direction ville, on peut apprécier un long dragon aux couleurs vives en clin d'oeil à la Tour japonaise toute proche. Soulignons la performance des artistes qui ont collaboré pour réaliser ce dragon gigantesque, compte tenu de la nature de la surface. Le mur comporte en effet un dénivelé, il a fallu en tenir compte pour que, depuis l'autre quai, la forme apparaisse cohérente. 

La fresque regorge de détails et références, que je vous invite à découvrir par une visite sur place ou en observant les photos.


Quelques travaux ont été nécessaires afin d'offrir aux artistes un support propre et une surface adéquate. Entre le 9 juillet et le 31 août se sont étalés la repeinture des murs, l'installation d'échafaudages et de containers d'entreposage du matériel ainsi que le traitement antigraffiti de l'oeuvre. La fresque elle-même a été peinte en 9 jours seulement et a demandé plus de 6.000 bombes de peinture venues d'Allemagne. Un coût total de 200.652,67 €

Une trentaine d'artistes de Belgique, de France, des Pays-Bas et d'Angleterre ont collaboré à la peinture de la fresque. Durant six mois, plusieurs réunions de concertation ont eu lieu, soit de visu, soit via courrier ou internet. Le but étant de réaliser la fresque la plus cohérente possible.

 

 

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Commentaires (1)

1. pascal 28/12/2015

Des fresques propres et finies dans l' intégralité du mur deviennent des œuvres d'art . je connais MAYA , NONO le petit robot D’ULYSSE 31, ALBATOR , GOLDORAK GO

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