A peine franchie la porte du n°266 de la chaussée de Haecht, à 1030 Bruxelles, le visiteur se trouve  véritablement imprégné de l'ambiance si particulière des maisons bruxelloises d'autrefois.  

Cette demeure laisse entrevoir les prémices de l'Art Nouveau.

On visite cette maison comme si le propriétaire venait de la quitter.

Des objets divers du quotidien, le mobilier, font de cette maison un lieu vivant et non un musée morne.

Des installations vidéo et sonores ajoutent une dose de poésie au lieu et aide notre imaginaire à plonger dans ce qui fut peut-être le quotidien de cette maison.

Des cuisines quasi intactes du sous-sol jusqu'à l'atelier dissimulé dans le grenier, chacune des pièces de la maison devient le théâtre d'une mise en scène.

Dans ses Mémoires, Horta évoque la joie qu’il ressentit lorsque Eugène Autrique lui confia la construction de sa maison. Les deux hommes se connaissaient en raison de leur appartenance à la loge maçonnique des Amis Philanthropes.


Le programme fixé par Autrique était simple : "aucun luxe, aucune extravagance : souterrain habitable, vestibule et escalier honorables, salon et salle à manger agréablement unis, premier étage avec bain et toilette et deuxième étage mansardé pour enfants et personnel". 

Commençons notre visite par le sous-sol.

Un espace remarquablement préservé et précieux témoignage sur un mode de vie révolu.

La cuisine elle-même est occupée par une impressionnante batterie de marmites, de casseroles et de poêlons. C'est comme si tous les plats mitonnés au fil des ans y avaient laissé leur empreinte.

L'évier en faïence et l'escalier vers la porte de rue.

Le chauffe-assiette portatif et le moulin à café.

Entre la buanderie et la cuisine un petit couloir avec accès vers la cave et à droite la cave à vins.

Des draps et des vêtements sont suspendus dans l'ancienne buanderie, comme s'ils achevaient de sécher. Sur ces tissus viennent s'imprimer, presque en filigrane, les images des corps d'hommes et de femmes qui les ont portés.

On entend le bruit de l'eau qui s'écoule, du linge qu'on essore, de la vapeur qui se répand.

On aperçoit la pompe à bras pour l'eau de pluie


 Le rez-de-chaussée 

Le premier espace assure les fonctions d'accueil et la librairie.

Le visiteur a la possibilité de s'asseoir dans l'ancien fumoir

pour y consulter un livre ou une revue.

Sur les murs, il peut découvrir des dessins et des photographies directement liés à la Maison Autrique et à l'aventure de sa restauration.

Vue sur le jardin, on remarque le A d'Autrique sur la grille.

Les mosaïques dans le couloir et la très belle rampe en bois sculptée.


 On monte vers le premier étage.

Pour Horta, l'Art Nouveau devient une manière d'habiter l'espace, éclairé par des puits de lumière et des verrières.

 

La chambre à coucher, la salle-de-bain et le w-c à l'arrière de la maison. 

Le monte-charge était dissimulé derrière une porte en bois, permettant aux domestiques d'apporter le plateau du petit-déjeuner directement dans la chambre du propriétaire. 

L'ancien salon intime de la famille Autrique est devenu une bibliothèque.

Sur la table se trouvent des grands livres qui évoquent, en différentes langues, les métamorphoses de la maison.


Le deuxième étage mansardé pour enfants et le personnel.

Dans la pièce à côté de cette chambre d'enfant, se trouve un gigantesque appareil photo qui aurait appartenu à Augustin Desombres. Malheureusement, il ne m'a pas été possible de le prendre en photo par manque de recul dans la pièce.

Selon des recherches récentes, ce peintre français aurait passé les dernières années de sa vie à Schaerbeek et travaillé dans cet atelier. On a retrouvé dans la Maison Autrique un ensemble de tableaux, de dessins et de photographies le concernant, ainsi qu'un petit film muet dont l'auteur reste inconnu. 

La salle des cartes

En hommage à Eugène Autrique et à sa passion pour la cartographie, cet espace - conçu avec l'aide de l'Institut Géographique National - permet de mieux situer la Maison Autrique dans l'environnement de la commune de Schaerbeek et de l'agglomération bruxelloise. 


 

Pour continuer la visite du SURPRENANT grenier au dernier étage cliquez sur la souris   

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Commentaires (2)

1. pascal 28/12/2015

j'adore , la rampe d'escalier et la mosaïque assortie splendide .c'est surprenant de voir des édredons en si bonne état . merci.

2. brigitte vanderhaegen limage 05/10/2014

magnifique !!!j'adore l'art nouveau ....quel beau patrimoine..i

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