Le cimetière du Dieweg est un ancien cimetière situé sur le territoire de la commune bruxelloise d'Uccle, désaffecté depuis 1958 et qui est devenu un lieu de promenade des plus insolites de la capitale belge.


Comme c’est le cas de plusieurs cimetières bruxellois, la création du cimetière du Dieweg fait suite à la terrible épidémie de choléra qu’a subie la ville en 1866. 

Vénérables tombes envahies de plantes,

mausolées néo-gothiques, du néo-roman au classique, du byzantin au romantique,...

et statues funéraires,

garnis de lierres entrelacés font la beauté et le charme du cimetière du Dieweg qui est un des cimetières les plus riches de la Région, tant sur le plan du patrimoine funéraire et de ses symboles que pour la flore et la faune qu'il abrite.

Peu entretenu depuis sa désaffectation en 1958, le cimetière se métamorphose lentement.

Les ferronneries commencent à rouiller,

les monuments tombent en ruine.

La végétation envahit les allées et les tombes, jusqu’à en recouvrir entièrement une bonne partie.

Classé depuis 1997, aujourd’hui il est devenu le refuge d’une incroyable diversité botanique, qui attire insectes, oiseaux et rongeurs.

On a pu compter plus de deux cents espèces de plantes sur une superficie de moins de trois hectares.

Des dizaines de sortes de roses, dont certaines quasi disparues, des orchidées, de l'ail à vignes, ainsi que des ifs, des troènes, du buis, et du houx présent partout; mille et un lichens, dont certains rares, grouillent sur les tombes...

Ce mariage de l’architecture et de la nature, de la pierre et du végétal dégage une atmosphère fortement romantique.

Certains coins du cimetière procurent l’impression de se promener au sein d’une forêt recouvrant les vestiges d'une civilisation antique.

Du feuillage émerge des éléments de décoration funéraire, des pièces de ferronnerie,

des médaillons où l’on distingue des visages d'inconnus...

De plus, le patrimoine funéraire monumental et décoratif des sépultures de la bourgeoisie uccloise de l’époque y est important.

Beaucoup d'Art nouveau (dont une tombe réalisée par Horta pour la famille Stern)

et d'Art déco dont ce magnifique sphynx.

Une mine, où tous ces styles se côtoient d'autant plus facilement que la raison d'être du site n'est pas artistique !

Pour en savoir plus sur la signification des symbôles funéraires cliquez ICI


Les symboles proviennent tant du caractère chrétien que de l'israélite et du laïque.

Une autre particularité du Dieweg est d’abriter un important cimetière juif ashkénaze, dont les pensionnaires sont originaires d’une quinzaine de pays différents et dont les épitaphes et les symboles gravés ont fait l’objet d’études.

Il serait, avec le cimetière d'Arlon, celui qui abriterait le plus de tombes d'Israélites et, dans la partie juive, les caractères hébraïques côtoient partout le français.

Les Ucclois les plus présomptueux le comparent au Père-Lachaise...

Ce qui est certain, c'est qu'en parcourant le cimetière du Dieweg, on découvre de grands noms, tant sur les petites tombes que sur les chapelles et mausolées. 

Pour connaître la biographie d'Hergé, père de Tintin cliquez ICI

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