La guerre et la vie quotidienne en Belgique occupée constituent une part importante du parcours, mais le public pourra aussi redécouvrir l’histoire de la mobilisation des États européens venus au secours de la Belgique, devenue un enjeu central du conflit. Enfin, au travers d’objets authentiques, de décors, de témoignages, d’installations multimédias, de films et d’espaces immersifs, il lui est donné à voir à quel point le conflit a amorcé et, dans une large mesure, déterminé le cours du XXe siècle.

L’expo présente un parcours chronologique.

On y entre par le portail d’accueil de l’Exposition universelle de 1910 à Bruxelles, symbole de cette Europe triomphante, qui est à son apogée, notamment grâce à ses colonies.

En octobre 1910, Albert Ier reçoit en grande pompe l’empereur Guillaume II à l’Exposition universelle.

C’est le début du fil rouge qui traverse l’expo du Cinquantenaire: la mise en parallèle des destins du Roi des Belges et du Kaiser qui s’inversera totalement, au point de faire du premier un héros à l’aura sainte dans le monde entier et du second un anonyme en exil dans l’indifférence aux Pays-Bas.

Puis le bel été de 1914 est troublé par l’assassinat, à Sarajevo, du prince héritier autrichien, François-Ferdinand, et de sa conjointe: Gavrilo Prinzip les a tués avec un pistolet… FN, dont une réplique est visible.

La machine s’emballe: un ultimatum, lui aussi exposé, est remis par l’Allemagne à la Belgique, entraînée dans le conflit.

Empruntant une reconstitution de tranchée, le visiteur découvre la survie des soldats qui, au milieu des plaines inondées de l’Yser, défendent pendant près de quatre ans le Westhoek, ce petit bout de Belgique qui a résisté à l’invasion allemande.

Chiens tirant les charettes de munitions dans les tranchées.

Collection d’uniformes et d’armes, mais aussi objets du quotidien documentent l’histoire militaire de ce long affrontement. Pour la majorité des Belges, ce n’est pas la guerre des tranchées sur le front des Flandres, mais la réalité de quatre années d’occupation qui caractérise la Grande Guerre dans notre pays.

L’occupation est racontée dans quatre lieux symboliques dont les décors reconstituent

un bureau d'une Kommandantur, siège de l’administration militaire allemande,

un « magasin américain » où s’effectue la distribution des vivres acheminés en Belgique occupée grâce à la solidarité des pays neutres (en particulier des Etats-Unis),

aussi un café où une projection de cinéma évoque la nécessité des spectacles et des loisirs dans un pays asservi, soumis au pillage économique et aux déportations de civils astreints au travail forcé en Allemagne.

Les Belges aiment se retrouver au café, souvent un des rares endroits où il fait chaud. C'est ici aussi que, parfois, occupants et occupés se croisent.

Enfin, un décor de prison montre l’intensité de la résistance et de la répression en Belgique occupée.

 Objets de la résistance.

Manipulateur de télégraphie ayant annoncé depuis Spa le cessez-le-feu aux troupes allemandes dans la matinée du 11 novembre.

Collection de douilles devenues objets de décoration.  

Un petit reportage de la télévision belge RTBF


Un spécial "C'est pas Sorcier" pour vous résumer les grandes étapes de la guerre 14/18

Si vous désirez en savoir plus sur l'historique du Musée cliquez ICI 

 

 

Commentaires (2)

1. pascal 28/12/2015

je vais de découverte en découverte , je ne savais pas pour les chiens et c'est très intéressant . merci

2. brigitte vanderhaegen limage 29/10/2014

j'avais vu l'expo sur 40-45 ,et je visite celle ci grâce à toi ..photos qui donne bien le ton ,résumé très intéressant. Du reportage de pro ...

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