Situé au coeur de Bruxelles, dans un cadre Art Nouveau de Victor Horta (1906) le Centre Belge de la Bande Dessinée a ouvert ses portes au public en 1989. Chaque année, ce sont plus que 200.000 visiteurs qui parcourent ses expositions permanentes et temporaires disposées sur près de 4.200 m2 de plateaux.

Ce royaume du 9e Art est l’univers des héros les plus célèbres de la BD belge comme Tintin, les Schtroumpfs, Lucky Luke, Gaston Lagaffe, Blake et Mortimer, Boule et Bill, le Marsupilami...

Le CBBD, 1er musée belge sur Google Street View
Depuis son domicile, il est possible de découvrir tout à la fois l’œuvre de Horta (architecte qui a dessiné le bâtiment) et celle des créateurs de bande dessinée. Aujourd’hui, cette exploration à 360° est rendue possible par Street view.


1. Le hall d'entrée.

Sur la droite : 

Boule est un petit garçon facétieux qui vit entre sa mère (exemplaire), son père ("bricoleur" et gaffeur) et Bill (gentil cocker). Cette bande typiquement familiale a débuté dans les pages de SPIROU en 1959. Si Boule apparaît dans tous les gags, Bill lui ravit rapidement la vedette. Ce chien farfelu apprécie bien sûr les os, les jolies chiennes, sa copine la tortue, ses amis les oiseaux et son jeune maître (Boule).

L'environnement de cette famille est tout de suite identifiable : un pavillon coquet, un jardin et une voiture : la fameuse 2CV rouge !

 

Sur la gauche :

Derrière la figurine de Spirou se trouve la boutique et l'accès à la bibliothèque. Son centre de documentation possède près de 60.000 titres (albums et travaux) dans une vingtaine de langues.​

Dirigeons-nous vers l'escalier menant au premier étage avec la fusée de Tintin et son buste en marbre sans oublier le portrait de son créateur : HERGE. 

Ce buste de Tintin, réalisé par le sculpeur belge Nat Neujean, qui a trôné pendant une trentaine d'années sur le bureau d'Hergé, accueille désormais les visiteurs du CBBD.

Hergé, qui était féru de sciences, a empreint son œuvre d’hyperréalisme, tout particulièrement dans les aventures lunaires de Tintin. La fusée lunaire décorée d’un damier rouge et blanc est devenue un véritable symbole non seulement de l’œuvre d’Hergé, mais aussi de la bande dessinée en général. 


Gros plan sur les expos permanentes.

Nous voici à l'étage des expositions permanentes qui sont consacrées à "L’Invention de la Bande Dessinée", à "L’Art de la BD",à Hergé (créateur de qui vous savez), à Peyo (Schtroumpfs…) et à Pieter de Poortere (Dickie, avec des dessins animés aux effets 3D), à Victor Horta et aux magasins Waucquez que je vous  détaillerai sur une autre page. Cliquez ICI pour la consulter.


L’Invention de la Bande Dessinée

Il était une fois, il y a très longtemps, un homme qui ne savait ni lire ni écrire. D’ailleurs les mots "lire" et "écrire" n’existaient pas. Pas davantage qu’aucun autre.

Pour s’exprimer, pour raconter, pour vénérer, il inventa le dessin.
Comment est née ce que nous nommons aujourd’hui "la bande dessinée" et comment la définir ? C’est l’objet de cette exposition qui, à grandes enjambées, traverse l’histoire du monde et des civilisations.

 

Dans les monastères chrétiens du Moyen Âge, des moines copistes consacraient leur vie à reproduire les textes sacrés de leur religion. D'autres embellissaient ces éditions uniques en y créant des enluminures et illustrations rendant grâce à leur Créateur. Sans le soupçonner, ils inventèrent la plupart des codes qui permettent aux dessinateurs d'aujourd'hui de donner vie à une bande dessinée : découpage du récit en case, mouvement avant-plan, dialogues en phylactères...

L‘apparition des gravures, des livres publiés, des journaux et des chromos vendus dans les foires permit d’atteindre un public nombreux. 
Dès le XIXe siècle, les journaux et magazines avaient compris que pour vendre de la publicité aux annonceurs, il fallait réunir le plus grand nombre possible de lecteurs. A côté du roman-feuilleton qui tient en haleine, on découvre des humoristes, des caricaturistes et les premiers héros récurrents, tels que Ally Sloper en Angleterre ou Max und Moritz en Allemagne, dont les aventures se découpent en récits dessinés. 


Mais c'est quoi une bande dessinée ?

La réponse tient en quelques mots : c'est une suite d'images qui forme un récit et dont le scénario est intégré aux images. A partir de là c'est l'imagination et le talents des auteurs qui font le reste !

Little Nemo in Slumberland est une bande dessinée créée par l'auteur américain Winsor McCay en 1905, pour l'hebdomadaire New York Herald puis le New York American. Littéralement le petit Nemo au pays du sommeil, cette bande-dessinée qui met en scène le personnage de Nemo fut publiée chaque semaine dans ces journaux d'octobre 1905 à juillet 1914.

Chaque nuit lorsque Nemo (6ans) s'endormira il entrera dans le monde fantastique des rêves. On suit alors les aventures du jeune dormeur dans le monde des rêves avec pour but de réussir à rentrer dans Slumberland pour y rencontrer la princesse. Mais accomplir ce but ne sera pas sans difficultés. Il croise sur le chemin Flip, d'abord un ennemi qui veut le réveiller, mais qui finit par se ranger de son côté.

L'auditorium Pieter de Poortere

Depuis plusieurs années, Dickie fait le bonheur des magazines qui publient régulièrement les gags en une page muette dessinés par son créateur, Pieter De Poortere.

Désormais porté à l’écran, courtes aventures en dessin animé sont à découvrir au Musée belge de la BD.


Dans cet Espace, le visiteur retrouve l’ambiance tendance cosy rurale de Dickie, peut admirer une sélection de gags BD exposés aux cimaises et… découvrir les nouveaux dessins animés aux effets 3D particulièrement réussis de cette série dont le succès international ne cesse de grandir.

Il était une fois Dickie…

Dickie est un prince (presque) charmant, sans peur et (presque) sans reproches. Ce n’est pas qu’il ait un mauvais fond ou qu’il y mette de la mauvaise volonté, mais à chaque fois qu’il se retrouve impliqué dans une aventure, ça finit mal. Il a comme qui dirait une fâcheuse tendance à saboter tout ce qu’il touche, et c’est encore plus drôle lorsqu’il s’agit de nos contes de fées préférés ! 

Oubliez la magie, Dickie c’est plutôt : une princesse qui se retrouve embrochée par sa licorne, un dragon qui fait des pets enflammés ou Pocahontas qui meurt d’une maladie contagieuse. Retrouvez tout cela et bien plus encore à travers une succession de gags muets dans lesquels le talentueux Pieter De Poortere distille un humour noir, décalé et délicieusement trash, qui n’est pas sans nous rappeler celui des gags visuels des Monty Python.

De Poortere a dessiné une illustration où se cachent des dizaines de personnages de bande dessinée (et d'accessoires) et qui vous permet également de découvrir le Centre belge de la Bande-Dessinée.​


L'Art de la BD

À l’instar d’autres disciplines artistiques telles que la littérature ou le cinéma, la bande dessinée est un mode d’expression qui se décline de multiples façons, à travers des genres, des styles et des formats très différents, pour des publics eux-mêmes différents.

L’art du scénario

Un scénario, c’est une histoire que l’auteur développe au gré de son imagination. Il la structure en rédigeant un synopsis, un résumé très succinct qui fait apparaître le corps de son récit. L’étape suivante est le découpage qui sert à déterminer le nombre de pages consacrées à chaque séquence. L’auteur développe ensuite les séquences en les subdivisant en cases, puis il rédige le scénario complet et définitif en détaillant case par case le décor, l’action et les dialogues.

L’art du crayonné

Dès qu’il reçoit son scénario, le dessinateur s’empresse d’esquisser les portraits des personnages principaux en étudiant leurs costumes et les décors dans lesquels ils vont devoir évoluer. C’est une période d’intenses recherches documentaires. Les auteurs qui peuvent se le permettre font un repérage sur place et prennent eux-mêmes les photos dont ils vont avoir besoin.
Afin de visualiser l’ensemble du travail à réaliser, le dessinateur réalise un storyboard en esquissant en très petit format les planches du futur album, avec de petites cases et de petites bulles qui préfigurent la dynamique de chaque page. Muni de toutes ces informations, le dessinateur peut enfin s’attaquer à la réalisation des planches proprement dites. Il commence par dessiner un rough (un brouillon) qu’il va améliorer et modifier jusqu’à l’obtention d’une mise en scène idéale qu’il va reconstituer soigneusement sur le support définitif.

L’art de la couverture

La couverture est l’affiche d’un album de bande dessinée. Elle se doit d’être représentative de son contenu tout en répondant à des impératifs commerciaux de lisibilité et d’originalité, l’objectif étant que l’album soit remarquable au milieu d’une production parfois pléthorique.
En principe, le dessinateur choisira d’illustrer l’un des moments forts de l’histoire, mais la couverture d’un album contient plusieurs autres informations parfois plus importantes : qui sont ses auteurs, fait-il partie d’une série ou d’une collection, qui est l’éditeur ? C’est là qu’intervient le graphiste.
Généralement en charge de la mise en page de tous les albums d’une collection afin de lui conférer une certaine unité, le graphiste détermine ses options de base en fonction des choix éditoriaux. Par exemple, les héros de BD étant souvent plus connus que leurs créateurs, l’importance accordée aux noms des auteurs sera plus discrète pour des séries que pour des collections d’albums hors série. 

L'art du numérique

Les dessinateurs sont de plus en plus nombreux à avoir recours à l’ordinateur pour réaliser la finition de leurs planches, réalisées en réalité sur papier puis scannées afin d’être corrigées, nettoyées ou complétées sur écran.
D’autres travaillent leurs vignettes séparément sur papier, les scannent et réalisent l’assemblage des planches à l’ordinateur.
Mais les dessinateurs peuvent aussi se passer complètement du papier en utilisant une « palette graphique ». Ce logiciel sophistiqué permet de dessiner sur une ardoise électronique reliée à un écran, réalisant successivement toutes les étapes de la construction de sa planche sur un même support. La palette graphique donne l’accès à tous les outils virtuels possibles et chaque trait indésirable est effacé d’un seul clic. Cet outil extraordinaire convient à tous les styles, des plus synthétiques aux plus sophistiqués, sans la moindre restriction artistique.

Les genres de la BD : 

  • La BD humoristique
  • La BD réaliste
  • La BD expressionniste
  • Le roman graphique
  • La BD pour enfants
  • La BD pour ados
  • La BD historique
  • L’Héroïc-fantasy
  • La science-fiction
  • La BD animalière
  • La BD didactique
  • Le dessin de presse 

Figurines en résine de héros de bandes dessinées :

le Masquerouge, Lucky LukeGoku enfant et Porco Rosso le pilote. 


On continue notre visite pour découvrir l'univers d'Hergé et de 

Cliquez sur l'animation

 

 

Commentaires (2)

1. pascal 27/12/2015

SPIROU et TINTIN ont le même style , si tu ne les connais pas, tu peux penser que c'est une seule personne . Merci .

2. Broeders Christiane 24/08/2015

Superbe.... Merci Nicole et Bravo....

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