Le carillon situé à Bruxelles, au Mont des Arts est visible sur la façade du Palais de la Dynastie.

Installé dans une arcade jetée au dessus de la rue du Mont des Arts, il se compose d’une grande  horloge murale en forme d’étoile.

Chaque heure est représentée par une figurine peinte et chaque figurine correspond à un personnage de l’histoire et du folklore de Bruxelles.

Dans le sens des aiguilles et dans l’ordre chronologique, vous pouvez observer : 

un gaulois, Godefroid de Bouillon, Jan Van Artvevelde

Philippe Le Bon, Charles Quint, Pierre Paul Rubens,

 le Comte d’Egmont, le combattant de 1790, Charlier à la Jambe de Bois,

le joueur de tam-tam (référence à la colonie congolaise), le soldat de 14-18 et l’ouvrier.

Le Jacquemart est un automate de bronze de 2,80 mètres de haut qui représente un bourgeois de Bruxelles coiffé d'un haut-de-forme à la mode de 1830. Cette sculpture est signée Henri Albada. Le bourdon est la cloche de 1750 kg au son grave qui l’accompagne. Tous deux sont juchés au sommet du carillon du Mont des Arts. Après plusieurs mois d’absence, ils viennent d’être restaurés et replacés sur leur piédestal.

Auparavant, les personnages sortaient de leur niche chacun à leur heure. A midi et à minuit, lorsque le Jacquemart frappait douze coups sur son bourdon, ils se montraient tous les uns après les autres. Aujourd'hui, toutes ces figurines ont été ancrées dans le mur pour des raisons de stabilité. Seule résonnent encore les mélodies des cloches..

Les cloches et la mélodie

Les mélodies du carillon sont jouées par 24 cloches fondues par Paccard en 1964… Sous l’horloge, onze d’entre elles sont visibles. Neuf représentent les différentes provinces de Belgique et sont identifiables par leur blason gravé dans le bronze. Deux autres symbolisent les sciences et les arts.

Le reste des cloches seraient dissimulés à l’arrière des figurines.

Un extrait à écouter 

Le carillon est conçu pour diffuser alternativement d’un jour à l'autre, deux airs folkloriques, l’un wallon, l’autre flamand : Où peut-on être mieux (d'André Grétry) et Beiaardlied (de Peter Benoit). En partant de midi, le quart d'heure donne le fragment de l’air Grétry, à la demi-heure, la moitié de l’air, aux trois quarts quelques mesures de plus, l’heure qui suit l’air entier. Le quart d’heure qui suit fera sonner un petit fragment de l’air de Peter Benoit, puis la moitié à une demi-heure et ainsi de suite. Le même air se répète toutes les deux heures. 

En certaines circonstances, le carillon sonne la Brabançonne de François Van Campenhout.


Un autre patrimoine méconnu des Bruxellois : le carillon de la maison des parlementaires.

Le Parlement fédéral est l’un des trois parlements au monde à posséder son propre carillon.

Ce carillon est situé sur la toiture de la maison des parlementaires, rue de Louvain n°13 à Bruxelles.

Un extrait à écouter 

Il ne compte que 37 cloches et pèse 1353 kilos.
Il ne faut cependant pas nécessairement attendre des occasions spéciales pour profiter du tintement des cloches puisque le carillon est programmé pour jouer un air à chaque heure pile.


Commentaires (1)

1. pascal 28/12/2015

il me semble déjà avoir lu ce reportage , mais c'est un grand plaisir de le lire à nouveau et me rendre compte que je n'ai pas mis de mot pour te remercier . Merci

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