L'église Notre-Dame du Sablon est un remarquable exemple de style gothique flamboyant brabançon et l'un des plus beaux monuments de style gothique flamboyant de Belgique, ​à découvrir entre les places du Petit et du Grand Sablon.

Un bâtiment au destin particulier puisque c’est l’un des rares édifices du genre à avoir échappé à la destruction lors des guerres successives qui ont traversé ses 600 ans d’histoire, notamment lors des guerres de religion.​

Dans le tympan, entourant la Madone à l’enfant, on reconnait Saint Sébastien , Saint Michel, Saint Georges et Saint Christophe. 

L’histoire de cette église est étroitement liée à la gilde "le Serment des arbalétriers", qui reçoit un terrain au Sablon pour y construire une chapelle dédiée à Notre-Dame. La chapelle est en partie édifiée et ouverte au culte en 1314.

 Elle s'élève à l'emplacement de la chapelle du 14e siècle, construite pour vénérer la statuette miraculeuse que Beatrice Soetkens aurait enlevée à Anvers et ramenée à Bruxelles en 1348. 

La légende raconte qu’en 1348, une dévote Béatrice Soetkens vit apparaître la Sainte Vierge qui lui ordonna d'enlever son image d'une église d'Anvers pour l'installer dans une autre à Bruxelles. Béatrice alla donc dérober l'objet précieux à la barbe du sacristain qui en voulant la poursuivre fut changé en statue de sel. Protégée par la Vierge, elle fit le voyage d'Anvers à Bruxelles dans une barque en remontant l'escaut jusqu'à la Senne. débarqua au port de Bruxelles, où elle fut accueillie par la Cour afin de déposer son précieux chargement. Les arbalétriers furent chargés d'installer le précieux butin dans la chapelle du Sablon.​

Une cinquantaine d’années plus tard, on entame la construction de l’actuelle église.

Vers 1600, le chirurgien privé des archiducs voulut rappeler cette légende en offrant à l'église un groupe sculpté.

Elle a un plan terrier en forme de croix latine, elle mesure 65m de long et 37m de large au transept pour une hauteur de 26m dans la nef principale.

Visite virtuelle à 360°

Le chœur date du 15è siècle, le magnifique maître autel est une sculpture de Marc Devos (1697). Il est éclairé par 11 fenêtres lancéolées.

La chaire de vérité baroque est une œuvre de Marc de Vos, réalisée en 1697 pour l'église disparue des Augustins. Elle est décorée de médaillons de Saint Thomas d'Aquin, de la vierge et de Saint Thomas de Villeneuve. Elle s'appuie sur les sculptures symbolisant les quatre Évangélistes : l'ange, l'aigle, le bœuf et le lion.

L'orgue au-dessus du jubé fut réalisé en 1763 par le facteur Barnabé Goynaut. 

Notre-Dame de la Délivrance tient un sceptre qui présente l'étoile annonciatrice des évènements et celle de l'Apocalypse ; quant à l'Enfant Jésus, il est également couronné car roi de ce monde comme le montre le globe de son sceptre.
Les statues sont bien fardées. Pour l'Enfant Jésus, c'est preuve de bonne santé !

Ce sont des blasons de la noblesse et de la haute bourgeoisie belge.

Au 17e siècle, la famille de La Tour et Taxis, dont l'hôtel était situé à peu près en face du portail sud de l'église, fit construire deux chapelles baroques en marbre noir : la chapelle Sainte-Ursule au nord du chœur (1651-1676) à droite de l'image, et la chapelle Saint-Marcou au sud du chœur (1690).

Des figures allégoriques, comme celle de la Fidélité, rappellent la fiabilité de la poste (fondée par la famille Tour et Taxis)

Originaire du nord de l’Italie, la famille Tour et Taxis a dominé l’Europe de la Poste durant plus de 500 ans. Après avoir émigré en Allemagne pour s’y installer définitivement en 1748, ils transformèrent leur nom en « Thurn and Taxis ». La Poste Thurn und Taxis a longtemps été la plus performante d’Europe. Son principe de fonctionnement reposait sur des parcours fixes avec des relais pour les chevaux environ tous les 40 kilomètres. A son apogée, cette entreprise comptait 20 000 employés et plusieurs milliers de chevaux. Grâce à cette organisation, au 18ème siècle le courrier entre Bruxelles et Innsbrück était assuré en 5 jours.​


Deux curiosités :

un jacquemart du 15e siècle sonne les heures.

Une plaque apposée sur une des colonnes de la nef rappelle que Paul Claudel venait s'y recueillir, alors qu'il était en poste diplomatique à Bruxelles au cours des années 1930.​


La riche ornementation de l’église, tel que l’on peut l’observer actuellement, avec des balustrades, des arcs, des petites tours et des pinacles date du 19e siècle.​

Le sacrarium à droite sur l'image, situé derrière le choeur, date de 1549 : c’était auparavant la chapelle de la Gilde des Arbalétriers. 


Dès l'origine l'église du Sablon fut le lieu de culte des gildes militaires de la ville de Bruxelles. Le Grand Serment des arbalétriers avait son lieu de culte dans le chœur. Les quatre autres serments possédaient chacun un autel dédié à leur saint patron : Saint Christophe pour les arquebusiers, Saint Michel pour les escrimeurs, Saint Antoine et Saint Sébastien pour les archers et Saint Georges pour la Petite Gilde des arbalétriers.

Elle fut aussi le lieu de départ de l'Ommegang. De nos jours, les troupes en tête du cortège historique de l'Ommegang ont repris cette tradition en faisant le tour de l'église du Sablon pour commémorer la procession originelle.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×