Béguinage d'Anderlecht

Il n'a rien de commun avec les autres grands béguinages urbains. Il remonte à l'an 1252.Il n'était ni grand ni prospère et l'on n'y trouvait pas de dames riches parmi les béguines.

Toutefois, les bâtiments qui abritent aujourd'hui un musée sont plus récents puisqu'une partie date du XVIème siècle et l'autre de 1756.

Depuis 1930 environ, il abrite un musée du folklore et d'histoire religieuse.

 

 


La cour intérieure

Fermé par un portique, le jardin intérieur, orné d'un puits à margelle, est flanqué de deux rangées de deux maisonnettes chacune.

Le petit chemin d'accès souligne l'intimité des deux maisons situées autour du puits.

Ce béguinage était destiné à des femmes pauvres d'un âge respectable (au-delà de 40 ans). Elles avaient un accès direct à l'église via une porte dans le transept nord de l'église.

Elles assuraient l'entretien et la décoration des autels.

Le pavillon de droite est constitué d'un ensemble de petites pièces avec des plafonds et des portes bas.

La cuisine avec son fourneau, ses pots, ses casseroles.

Une cellule de béguine avec son lit.

Mais à quoi donc pouvait servir cette petite planche en bois amovible sur le côté du lit, avec un coeur découpé sur le haut ???

Eh oui vous l'avez deviné : la cachette pour le pot de chambre Surpris

A côté du culte divin quotidien obligatoire dans l'église et la prière individuelle, les béguines étaient aussi occupées avec le filage du lin et de la laine, avec la confection des chasubles et le travail de la dentelle.

Reconstitution d'un ancien magasin de bonbons (bollewinkel en bruxellois) et une collection de moules à spéculoos.


Entrée du musée du folklore (du côté gauche de la cour).

Le pavillon de gauche (reconstruit après un incendie en 1746) se compose de hautes et grandes pièces et compte deux étages.

Ici vivait la Grande Dame, la maîtresse du béguinage. Sa chambre à coucher avec lit à baldaquin.

La tapisserie près de son lit.

Dans la pièce à côté, on peut découvrir des morceaux de chapiteaux et de clés de voûtes récupérés dans les gravats lors de la démolition en 1974 de la chapelle Notre-Dame de Grâce à Scheut (quartier d'Anderlecht) Cette chapelle avait été bâtie en 1450, la première pierre posée par le Comte de Charolais et Charles le Téméraire.

Des traces de polychromie sont encore visibles sur certains d'entre-eux.


A l'étage, sont exposés des témoins champêtres, corporatifs et sociaux de la vie d'Anderlecht.

La Révolution française (1789) entraîna la fin du béguinage. Les constructions furent utilisées comme siège de bienfaisance et ensuite comme logement pour des femmes pauvres.Complètement délabré, il fût fermé définitivement vers 1928.

En 1967 il était en si piteux état qu'on dut le fermer au public. Il a été restauré en 1975.

 

En route maintenant vers le béguinage de Termonde

 

 

 

Commentaires (2)

1. Brigitte Vanderhaegen-Limage 27/04/2014

Je ne savais pas qu'il y en avait un à Anderlecht !!pas mal conservé en plus, belle découverte

2. Divin voyageur 11/07/2013

Toujours aussi intéressant, mais ce que je préfère c'est "culte divin"

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×