Musée d'horlogerie du Locle

Acquis en 1951 par la commune du Locle, c’est en 1959 que le Château des Monts devient un musée d’horlogerie.

Dans son écrin de verdure, le Musée d'horlogerie expose des collections d'une extraordinaire richesse: automates et montres de la donation Maurice Sandoz, pendules neuchâteloises et de parquet, horloges et mécanismes qui témoignent des progrès techniques et de l'inventivité de leurs constructeurs.

Au rez-de-chaussée et au premier étage, le visiteur découvre à la fois le bâtiment et les meubles d'époque, ainsi que l'évolution des montres, horloges, pendules et autres automates.

On découvre ainsi le monde impressionnant de la miniaturisation, de la précision, du sens du détail et de l'ingéniosité dont ont fait preuve les horlogers de la région.

Quelques automates du musée.

Cage à oiseau chanteur à suspendre, attribuée à Pierre Jaquet-Droz, vers 1750-1780.

Tabatière en or, à oiseau chanteur, signée Frères Rochat à Genève, début 19ème s.

Automate androïde « Fée carabosse », début 19ème s.
Très beau travail d’orfèvre sur du cuivre repoussé. Les mouvements reproduits sont très difficile à rendre et la vielle dame semble vraiment avancer en étant percluse de douleurs.

Automate représentant Jacques-Fédéric Houriet, horloger loclois (1743-1830).
Régulateur de comptoir avec équation du temps et quantième, signé Frédéric Houriet, vers 1770.


En 2007, une exposition de montres coquines et d'automates nous rappellent que les montres érotiques animées sont apparues à la fin du 17ème siècle lorsque les mouvements à répétition minute ont été inventés.

Le système des marteaux frappant sur un gong permettait alors, du même coup, de donner vie à des petits personnages, des scènes champêtres ou des scènes coquines.

Les mécanismes horlogers servent ici à animer des scènes de sexe où figurent des soldats, des moines ou des nonnes, souvent observées par des chiens.

Ces montres de gousset étaient principalement fabriquées en Angleterre, en France ou à Genève. Un couvercle actionné par un poussoir secret laissait apparaître une scène libertine où s'ébattait un automate animé.

A l'époque, ces garde-temps faisaient souvent parties de la corbeille de mariée… Et l'heureuse élue les distribuait ensuite aux demoiselles d'honneur.

En 1817, l'église interdit la production de ces montres. Certaines pièces furent alors saisies et un bon nombre d'entre elles furent détruites, ce qui explique leur rareté aujourd'hui.

De nos jours de grandes marques suisses continuent de fabriquer ces montres particulièrement coquines. Parmi les grands noms, citons, Blancpain, Chopard, Hublot, Svend Andersen ou encore Gérald Genta.

Ce marché de niche (une dizaine de pièces par an) a été relancé par Jean-Claude Biver dans les années 90, lorsqu'il était patron de Blancpain. Il décide alors de créer pour la première fois un automate érotique sur une montre bracelet.

Si vous désirez avoir plus d'infos sur cette exposition et de voir beaucoup d'autres montres coquines cliquez ICI


 

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Commentaires

  • dominique boitelet
    • 1. dominique boitelet Le 16/02/2020
    super reportage intéressant et drôles merci Nicole
  • Christiane Broeders
    • 2. Christiane Broeders Le 16/02/2020
    Bravo Nicole…. superbe…. tu es la meilleure….
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