Gor du Vauseyon

Au nord-ouest de Neuchâtel, aux abords du centre ville et pourtant en pleine nature, ce site façonné par le Seyon, représente un véritable îlot de paix.

Les gorges du Seyon sont des gorges formées par la rivière le Seyon sur 4 kilomètres entre Valangin et la ville de Neuchâtel. Le Seyon prend sa source près de Villiers dans le Val-de-Ruz et se jette dans le lac au niveau de la ville de Neuchâtel.

Le mot "gor" vient de la présence d'une chute d'eau.

Il suffit de descendre quelques marches depuis la rue des Parcs pour se retrouver plongé dans la verdure du Gor du Vauseyon .

Ici, on est au royaume du Seyon, la rivière qui y a creusé son lit et bondit parfois tumultueusement d’un rocher à l’autre.

Le Seyon qui a creusé son lit en ces lieux ressemble, la plupart du temps, à un ruisseau sinueux qui se tortille à travers les galets et les rochers jusqu’au point où, en une courbe gracieuse, il saute dans deux bassins d’eau claire.

Là, au cours des siècles, l'eau a creusé et sculpté la pierre.

Merveilleux site naturel et historique de l'époque pré-industrielle en ville de Neuchâtel, il a été sauvé de la destruction par la famille Philippe Graef en 1985.

Le Seyon, rivière de surface, a été exploité à l’ère préindustrielle tout au long de son cours (12 km) par une bonne vingtaine de moulins, scieries, forges et fabriques d'Indiennes. 

On utilisait la différence de niveau d'eau pour fournir de l'énergie aux différentes machines de cette époque pré-industrielle grâce aux roues de moulins. 

Un réseau de passerelles et de sentiers, des amenées d’eau longent le Seyon et  permet aux promeneurs de découvrir différents types de roues au fil de l’eau : à palettes, tournant en sens contraire, à palettes extérieures ou à augets.

Au lieu-dit « Vaux Seyon », Jean Chambrier (gentilhomme du prince Henri II) et son épouse Suzanne Merveilleux acquièrent la propriété et y construisent un nouveau moulin à cheval sur la rivière. Un linteau de 1614 arborant leurs armoiries est parvenu jusqu’à nous. Au-dessus de la voûte, l’iconographie ancienne montre que la bâtisse était maçonnée sur les quatre côtés et qu’elle débordait de part et d’autre de la gorge pour former une construction d’environ 11 m de côté. Ce moulin loué et exploité par une lignée de meuniers sera complété par une scierie, un moulin à gruaux, des martinets, une grange et une porcherie.

En 1985 débute la restauration de la Grande maison. Après avoir été brasserie en 1798, propriété d’un confiseur, fabrique de chapeaux de paille, propriété d’un horloger, elle est finalement acquise par une Prussienne et sera connue alors sous le nom de La Maison du Prussien. C'est devenu un hôtel romantique avec un restaurant gastronomique.

 

 

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