Etang de la Gruère

Réserve naturelle d'importance nationale, l'Etang de la Gruère est un havre de paix et un paradis pour les amoureux de la nature.

L'étang de la Gruère se situe dans les Franches-Montagnes, entre les villages de Tramelan et de Saignelégier.

C'est l'un des plus grands de Suisse,  et est un joyau que le Jura exhibe.

L’étang mesure 600 mètres de long.

Un sentier bien entretenu fait le tour de l'étang de la Gruère. Les visiteurs sont priés de ne pas le quitter afin de préserver la réserve naturelle. Le parcours serpente dans un cadre et une végétation – sphaignes, airelles, andromèdes et bouleaux nains – qui rappellent les landes scandinaves.

Au fil des millénaires, l’érosion glaciaire a déposé de l’argile et de la marne dans cette cuvette et ainsi étanchéifié son fond de roche calcaire. Après la dernière fonte des glaciers, une zone marécageuse s’est formée à cet endroit, la couche de tourbe atteignant parfois plusieurs mètres. 

Au 17e siècle, une digue artificielle a été érigée pour créer l’étang, dont l’eau a servi à alimenter un moulin et, plus tard, une scierie.

Il a été créé pour alimenter un moulin à céréales en 1650. C'est d'ailleurs ce qui lui a donné son nom, qui évoque les gruaux d'avoine D’où son appellation qui ferait référence aux "gruaux" d’avoine (et non aux grues, ces échassiers qui par contre ont donné leur nom à la Gruyère fribourgeoise)...

Il a ensuite été remplacé par une scierie, qui a aussi utilisé l'eau de l'étang jusqu'à l'arrivée de l'électricité, dans les années 1950.

A la belle saison, chaque contour réserve une surprise au promeneur. Là, c'est une petite plage qui vous invite à faire une pause ou à vous baigner. Ici, un champ de myrtilles, des champignons ou les racines d'un arbre tombé pendant l'ouragan Lothar et qui attirent la curiosité des naturalistes en herbe.

Côté paysages, le dépaysement est au rendez-vous. Les amoureux de l'endroit le comparent volontiers à un lac québécois ou finlandais...

A partir du 17e siècle, de la tourbe est prélevée : la couche atteint ici 8 m d'épaisseur. Ce qui n'a pas échappé à l'attention des paysans, intéressés à ce combustible alors que le bois se raréfiait. Dans les années 1940, un projet d'exploitation industrielle a menacé le site. Les amis de la nature se sont alors mobilisés et sont parvenus à l'arrêter. Et, depuis 1987, une loi protège les tourbières en Suisse. Heureusement, car sinon il n'en resterait pas grand-chose.

 

 

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