Moulins à Bolbec

La cité cauchoise a sans doute été fondée au 9ème siècle par les vikings le long de la vallée de la rivière du Commerce. Avant de prospérer grace au textile, le tissage de la laine et du lin se faisait grace aux moulins qui se succédaient le long de la rivière.

Le Commerce ou la rivière du Commerce est une petite rivière normande, dans le département de la Seine-Maritime, affluent droit de la Seine.

Elle prend sa source dans le Pays de Caux, à Bolbec (étymologie boli, prénom nordique, et bec, « ruisseau », en scandinave), puis traverse Gruchet-le-Valasse, dans ce premier secteur, elle est appelée Le Bolbec ou la rivière de Bolbec. Elle arrose ensuite Lillebonne où elle est appelée « Le Commerce » puis se jette dans la Seine à Notre-Dame-de-Gravenchon, après un cours de 15,5 km.

Les nombreux moulins qu'elle a animés dans Bolbec ont permis à cette ville d'être un centre textile du coton et du lin très important au XIXe siècle, au point de donner à cette vallée le surnom de Vallée d'Or.

Au 10e siècle, une charte de 1061 dénombre 14 moulins. Ils permettaient la fabrication de nombreux produits tels que farine de blé, l'huile de colza, huile de lin.
D'autres servaient aux opérations de tannage. Les peaux brutes devaient macérer longtemps dans des cuves ou des fosses remplies de solution chimique à base de tan, écorces martelées et réduites en poudre grâce aux meules.
D'autres encore, les moulins à foulon, permettaient la fabrication de toiles de laine appelées "frocs". L'opération, qui consistait à marteler le textile à plusieurs reprises, était destinée à resserrer et à enchevêtrer les fibres pour donner de l'épaisseur  et du moelleux au tissu. On signale même en 1477, un moulin pour aiguiser les haches et les outils.

Photos et vidéos prises en septembre 2021.

Mécanisme d'un ancien moulin à eau servant maintenant de décoration dans la rue des Martyrs-de-la-Résistance juste en face du Moulin du Vallot.

La roue du Moulin du Vallot.

Le moulin, à l'origine moulin à blé, a été supprimé par les établissements Fauquets Frères qui ont utilisé les deux roues pour leurs usines d'impression des toiles. A la fin du 19e s, il a été à nouveau transformé en moulin à blé.

Son arrêt définitif a eu lieu en 1958.

A l'époque, l'activité industrielle était telle que l'on racontait que l'eau de la rivière changeait de couleur tous les 1/4h. En effet, la rivière Le Bolbec recevait le bain des cuves des manufactures textiles. Imaginez la pollution que cela devait produire !!


Roue du Moulin Seminel, située ruelle Papavoine, autrefois connu sous le nom de "Grand moulin".

En 1926 , il appartient à J. Séminel et fils. Il a cessé son activité en 1960, le meunier étant alors Mr. Séminel. La roue par dessus en métal a été restauré en 1998 et l'élévation essentée de planches. Il a fallu près de 550 heures de travail pour remettre en état la roue de 2 tonnes et de 5 mètres de diamètre.

Le Bolbec dans la ruelle en 2021.

La ruelle Papavoine autrefois, typique, pittoresque, témoin d'un autre temps.

Symbole du passé de la ville marqué par l’industrie textile et par sa production d’Indiennes, commencée à la fin du XVIIIe siècle. Le moulin servait à faire fonctionner les machines nécessitant de l’eau et de la vapeur. La ville comptait près de 18 manufactures à la veille de la Révolution française. En 1806, ce sont 27 indienneries qui existent à Bolbec, représentant près de 800 ouvriers.

Cliquez ici pour avoir accès à mon reportage de 2013 sur l'usine Desgénétais devenue un musée du textile


Le moulin de la Fontaine situé à la source de la rivière dans l’enceinte de l’usine Oril n'est plus accessible actuellement.


 

 

  • 1 vote. Moyenne 5 sur 5.

Commentaires

  • Divin Cheefer
    • 1. Divin Cheefer Le 11/10/2021
    Chouette reportage, merci pour toutes ces informations sur ce patrimoine

Ajouter un commentaire