Photos prises en juin 2018

Les Pêcheries est un nouveau musée qui regroupe l'ensemble des collections municipales de la ville de Fécamp depuis décembre 2017. Il est situé au cœur du port de Fécamp, dans une ancienne sécherie de morue appartenant à l'armement des Pêcheries.

Le musée présente donc les collections municipales sur 5 étages. La particularité de ce musée est qu'il  se visite de haut en bas en descendant un ample escalier central ou par ascenseur.

Bâtiment industriel réhabilité qui s'appelait « La Morue Normande » : il s'agit d'une ancienne sécherie de morue appartenant à l'armement des Pêcheries de la ville. L'usine de La Morue Normande date de la fin des années 1940 et a été conçue par l'architecte parisien André Hamayon et construite par l'entrepreneur Florentin Pollet. L'usine, mise en service en 1950, fut dirigée par Honoré York qui développera à partir des années 1960 une activité de saurisserie. (Une saurisserie ou une saurerie sont des lieux où sont fumés les poissons, particulièrement les harengs ou les saumons).

Le bâtiment est surmonté d'un belvédère à 22m du sol.

qui permet de voir sur 360° la ville, le port et la Manche. Dans le belvédère, sont regroupés les plans-reliefs historiques de Fécamp. Pendant que les uns testeront le quiz maritime sur un écran tactile, d’autres écouteront les témoignages des femmes de marins, qui patientaient courageusement pendant les campagnes morutières.


Au 4e étage  se trouve une galerie historique comprenant une série d'objets retraçant l'histoire de la ville.

Découvertes archéologiques.

Meules à grain gallo-romaines. Elles ont été probablement fabriquées à Yport où se trouve un gisement de poudingue, roche sédimentaire constituée d'anciens galets fluviaux ou maritimes.

Costume de bain de mer (1890-1910) Pour des raisons de pudeur et d'hygiène, les premiers maillots de bain sont constitués d'une chemise enveloppante et d'une culotte bouffante en jersey de laine foncé auxquels on adjoignait un bonnet. 

La cloche du DAUPHIN, navire usine congelant de la morue par centaines de tonnes. Désarmé en 1987, il restera le dernier chalutier terre-neuvier du port de Fécamp.

Des dépôts de brevets.

Malgré l'interdiction papale prononcée dès 1738, 9 moines bénédictins, 3 chantres et 1 prêtre figurent parmi les 20 fondateurs de la loge maçonnique fécampoise de la Triple Unité en 1778. Se réunissant au sein même de l'Abbaye, cette loge disparaît en 1790. Elle se réveillera de 1811 à 1828.

Tablier de maître du frère Grisel en peau d'agneau peinte. (1778)

Le frère Grisel (1754-1818) musicien à l'Abbaye de Fécamp, est membre fondateur de la loge de Fécamp en 1778. Sur son précieux tablier, la sépulture d'Hiram est contenue dans une équerre, représentation originale, se rapportant au grade de maître.

En sommeil depuis 1828, la loge maçonique républicaine renaît en 1860. Républicains et laïques convaincus, les frères de Fécamp militent pour l'instruction publique et, n'hésitent pas à afficher leur appartenance. Frappé par les décrets d'interdiction du régime de Vichy, la loge de Fécamp se dissout en 1940 et ne se réveillera qu'en 1994.


Le 3e étage présente l'histoire des Terre-Neuvas, de la pêche du hareng — activité fondamentale pour l'ensemble du pays —, et du port. Je ne vous montrerai qu'un petit aperçu tant il y a de choses à photographier.

Le musée présente les collections anciennement présentées dans le musée des Terre-Neuvas et de la pêche (1988-2012), selon trois parcours correspondant aux trois types de pêches ayant marqué l'histoire de la cité : la pêche au hareng, mentionnée dès le XIe siècle dans les comptes de l'abbaye de la Sainte-Trinité, la pêche à la morue pratiquée du XVIe siècle au XXe siècle et la pêche fraîche enfin. L'histoire des Terre-Neuvas Fécampois occupe une large division de la séquence Marine et Pêches.

Au temps des voiliers, les Terre-Neuvas partent à la fin de l'hiver pour un unique voyage annuel qui peut durer jusqu'à 9 ou 10 mois. Lorsque les trois-mâts sont remplacés par les chalutiers, les absences sont moins longues mais les voyages sont plus nombreux : 3 voyages de 3 mois ou 2 voyages de 5 mois !

Machines pour nettoyer les harengs.

Un panneau publicitaire.

Le Doris fut utilisé à partir de 1875 pour remplacer les chaloupes. Ce bateau à tout faire, très marin, à l’origine utilisé pour faciliter le départ de plage, était servi par deux marins qui allaient poser les lignes. Traditionnellement construit en bois, il était propulsé à l’aide de rames.

Excellent bateau de travail utilisé par les pêcheurs de morue, sur les bancs de Terre-Neuve (Terre-Neuve a longtemps été une colonie anglaise avant de devenir une province canadienne en 1949), jusqu’au début du XXe siècle, il disparaitra petit à petit par l’arrivée  des chaluts.

Leur conception ingénieuse, coque à fond plat, d’une longueur hors-tout de 5 à 6 mètres, permettait de les empiler et de les stocker sur le pont d’un voilier, menant sa campagne de pêche.

Les coquillages servaient de corne de brume et étaient obligatoires sur les doris.

Ecopes obligatoires sur les doris ainsi qu'une réserve d'eau dans un réservoir en fer blanc et de la nourriture sèche.

Les métiers et outils de la construction navale.

Ces collections sont exposées dans des formes de coques de navires.

La tonnellerie avait une activité importante au sein du port de pêche salée qu'est Fécamp. Elle fournit les quarts-à-poche (sorte de flotteurs) pour la pêche aux hareng, les barils et tonneaux à bord pour la conservation, le conditionnement et l'expédition.

Peinture à l'huile en grand format de Pierre-Marie Beyle, d’un réalisme impressionnant. Comme cette scène, touchante, où le capitaine frappe à la porte d’une maison, pour annoncer le décès d’un marin à sa veuve.

Les outils d'une ramendeuse qui répare les filets de pêche.

Un cabestan : treuil à tambour vertical autour duquel on enroule par friction un câble pour haler ou tirer un bateau sur la plage.

Machine pour sécher la morue.


Le 2e étage présente une importante collection de peintures, sculptures et gravures, mobiliers, liée à la vie cauchoise...


Le 1er étage est dédié aux expositions temporaires. 


Visite de chaque étage du musée  avec vue  à 360°

Suite du reportage avec les anciennes collections du musée des arts et de l'enfance du docteur Dufour qui se trouvent au 2ème étage

 

 

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