Sur la Côte d'Albâtre, entre Fécamp et Saint-Valéry-en-Caux, se trouve un hameau au nom poétique : les Petites-Dalles.

Cet ancien village de pêcheurs, à cheval sur les communes de Sassetot-le-Mauconduit et de Saint-Martin-aux-Bruneaux, est niché dans une vallée entre terre et mer. Il est devenu une station balnéaire au XIXe siècle.

Les Petites Dalles tirent leur réputation des falaises qui encadrent le village et la plage et qui ont inspiré les peintres impressionnistes dont Claude Monet.

En 1880, à l’occasion d’un séjour chez son frère Léon, Claude Monet découvre les Petites Dalles. Une table de lecture du circuit des impressionnistes nous révèle quelques détails de cette oeuvre. 

Il a exécuté plusieurs toiles mais la plus spectaculaire est intitulée « Les falaises des Petites Dalles ». Claude Monet est fasciné par les falaises et leur faculté à piéger la lumière.


Derrière la mer déchaînée se dressent deux falaises de tailles différentes et de proportions équilibrées. Ce site exceptionnel résulte de la proximité des deux valleuses des Petites-Dalles et des Grandes-Dalles et de l’importance de la pointe séparant les Grandes-Dalles de Saint-Pierre-en-Port. 

Les premières maisons de vacanciers sont construites à partir de 1860. Elles sont tout le contraire des maisons du pays. Celles-ci sont essentiellement des chaumières basses, sans étage, tournant le dos à la mer, aux ouvertures étroites, couvertes de chaume ; celles-là sont des maisons à étages, face à la mer, ouvrant par de larges baies, couvertes en ardoises que le chemin de fer permet d'acheminer facilement. Elles peuvent paraître arrogantes face aux maisons du pays, mais il faut surtout être agréable à vivre, en ne négligeant pas de montrer son aisance financière tout en gardant généralement une certaine sagesse de bon aloi.

Chalet Peltier.

M. Peltier, directeur de la Compagnie générale des Allumettes fait construire par Paul Wallon son chalet qui deviendra plus tard les Catelets. Les décorations en bois à profusion ne résisteront malheureusement pas très longtemps à l'air marin.

On parle de chalets, suivis du nom du propriétaire. Ce n'est que plus tard que viendra l'habitude de donner un nom à sa villa. Le style est dit anglo-normand, avec notamment le bow-window. La mode est à l'éclectisme dans la décoration extérieure. On pioche des éléments architecturaux dans toutes les époques, mais en utilisant les matériaux traditionnels du pays, le silex et la brique. 


Le 25 août 2016, un éboulement, sur une longueur d'une centaine de mètres de la falaise, a eu lieu. Près de 50.000 m3 de roches se sont écroulées sur une plage de la commune de Saint-Martin-aux-Buneaux au lieu-dit "Petites dalles", selon le Service d'incendie et de secours (SDIS) de Seine-Maritime.

Les éléments crayeux des falaises se dissolvent dans l'eau, lui donnant une couleur gris bronze laiteux, tandis que la partie dure, les morceaux de silex, sont roulés et érodés par le remous jusqu'à former des galets aux formes lisses et parfaites.


Les Grandes Dalles, bourg de 1.400 habitants, situées dans une étroite vallée, se composent d'une rue avec des maisonnettes en bois et des cabanes rustiques.

Le nom de Grandes Dalles provient du vieux scandinave "Dalt" signifiant vallée, et remonterait à la colonisation du pays de Caux par les Vikings. Les qualificatifs de "petites" et "grandes " associés aux deux valleuses mitoyennes pourraient s'expliquer par une ancienne configuration effacée par le recul des falaises.

L'avancement des falaises abrite la plage et permet de se baigner par tous les vents.

Plage de galets à marée haute, de sable à marée basse. Des rochers couverts de varech se découvrent à marée basse.

A marée basse, on peut aller pêcher les crevettes, bouquets, crabes, bigorneaux et autres crustacés surtout les jours de grande marée. 

De nombreux éboulements sont visibles également tout le long des falaises.

Une autre table de lecture du circuit des impressionnistes, cette fois elle nous explique le tableau de Berthe Morisot.

"Sur la Falaise, Berthe Morisot (Les Grandes-Dalles)" 
Berthe Morisot, convertie à la peinture de plein-air, aime y placer des figures familières. Tournées vers le bonheur familial : ici sa soeur Edma et nièce Jeanne. Les silhouettes sont esquissées, la touche est légère, l'air transparent, le jeu des blancs accroche la lumière...

Aujourd'hui, le lieu précis se situe sur le tracé du GR 21.

A l'origine, ce bâtiment était un hôtel.


Pour relire mon reportage sur le village de Sassetot-le-Maucaonduit avec Sisi Impératrice d'Autriche qui y séjourna avec sa fille, Marie-Valérie alors âgée de 7 ans qui avait besoin de l’air iodé normand pour sa santé fragile.
 

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