Mai 2016

Le Château-Gaillard, forteresse médiévale, veille depuis plus de 800 ans, du haut de son éperon rocheux, sur la ville des Andelys (Eure) et sur l’une des plus belles boucles de la Seine normande.

Qu’elle est belle ma fille d’un an ! C’est un château gaillard ! …
… S’exclame Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre et duc de Normandie, en contemplant l’imposante forteresse qu’il fait édifier de 1196 à 1198.


Construit en un temps record, afin de protéger la Seine et la ville de Rouen des prétentions du roi de France, Philippe Auguste, le Château-Gaillard constitue pour l’époque une version aboutie de l’architecture défensive.

Cliquez ICI pour en savoir plus sur l'historique du château.


La Tour maîtresse et logis du gouverneur vus du pont sur la Seine.

Une fenêtre de la Tour maîtresse.

Il constitue un morceau d'histoire de France qui domine la vallée de la Seine, mêlant Richard Cœur de Lion et les rois maudits en haut d'une falaise de calcaire.

Vue panoramique du château.

L'ouvrage avancé défensif de forme polygonale est pourvue de flanquements circulaires. Il forme une partie quasi indépendante du château puisque seul un pont mobile enjambant un fossé le reliait à la basse-cour. Il avait pour charge de renforcer la défense du côté le plus vulnérable de Château-Gaillard, c'est-à-dire du côté du plateau en surplomb. Il servait aussi d'entrée au château, ce qui l'apparente à une barbacane.

Basse-cour et mur de la chapelle.

La basse-cour englobe la haute-cour et son donjon. Elle était entourée d'un fossé sec équipé d’obstacles, surmonté d'un rempart polygonal et de tours, dont il ne reste plus grand chose. Une chapelle de pierre, côté falaise, et des bâtiments domestiques se trouvaient à l'intérieur.

Un puits de 120 mètres (20 m sous le niveau de la Seine) est creusé dans le sol calcaire de la basse-cour, tandis que des citernes permettent de stocker l'eau dans la haute-cour et l'ouvrage avancé. Des caves aménagées sous la basse-cour et accessibles par le fossé sud entourant la chemise, permettent de conserver les denrées nécessaires pour soutenir un long siège.

Tour des latrines.

Entrée de la chemise qui protège le donjon et le donjon à l'intérieur.

La haute-cour, qui abrite le donjon, est entourée par une enceinte (chemise) et un fossé externe. Elle comportait également une grande salle (aula), un four à pain et une armurerie. Des celliers étaient creusés dans la roche du fossé, au pied de la chemise, et ils pouvaient assurer le ravitaillement d'une garnison pendant deux ans. Assez bien conservée, la chemise de forme ellipsoïdale, constitue une partie originale. Elle présente en effet, côté plateau, un flanquement en feston, lui assurant une meilleure résistance face aux gros projectiles et supportant probablement des mâchicoulis. Cette innovation ne fut pas imitée. Côté falaise, l'enceinte montre en revanche un mur plat et peu épais et se confond partiellement avec le donjon. Des fenêtres trouent la muraille.

Le donjon, situé au sein d'une haute-cour, est l'un des éléments les plus originaux et les mieux conservés. Il se présente sous la forme d'une tour circulaire sur les trois quart, mais doté d'un angle au sud est, et renforcée, d'une part par un éperon, et d'autre part par des contreforts en forme de pyramides inversées, sauf sur la partie ouest côté falaise. Ces contreforts se rejoignaient en arcs brisés qui supportaient des mâchicoulis. Ces derniers éléments ont disparu avec la partie supérieure du donjon qui a été arasée au xviie siècle. Le donjon comptait trois niveaux mais l'entrée se faisait par le premier étage au nord-ouest via un long escalier de pierre aujourd'hui disparu. L'ouverture de baies géminée, côté falaise, indique que la tour avait une fonction résidentielle en plus de son rôle défensif.

Les boucles de la Seine et ses coteaux, vue sur le village du Petit Andely

Le Petit-Andely, tout d’abord village de pêcheurs appelé « La Culture »  , s’est agrandi au pied du Château-Gaillard édifié par Richard Coeur de Lion à la fin du 12e siècle, pour y loger ouvriers, marchands, artisans et aubergistes utiles à la construction de la forteresse.

Au-delà de ses richesses architecturales et historiques, le site de Château-Gaillard est répertorié comme Monument Historique depuis 1862,  Zone d’Intérêt Faunistique et Floristique (ZNIEFF type 2), ainsi que Zone Natura 2000.


 

 

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