Une cidrerie à l'ancienne.

Dans un bâtiment en briques et silex du 16e siècle, M. et MME Godefroy nous présentent une collection d'outils anciens (pressoirs, alambics, boucheuses…) pour nous faire découvrir l'histoire du cidre du Pays de Caux.

Vous découvrons tout d'abord, l'histoire du cidre et apprenons qu'avant d'être normand ou breton, le cidre s'est installé dans le pays basque !!!

Il s'est fortement développé dans l'ouest de la France jusqu'à la fin du 19e siècle puis sa consommation a fortement chuté pour arriver aujourd'hui à une consommation moyenne de 2 litres par an par habitant.

Direction ensuite vers la verdure normande. 


Un tour à piler les pommes qui était actionné par un cheval.  Il s’agit d’une auge circulaire dans laquelle les pommes sont écrasées par une ou parfois par deux meules.

Promenade dans la ferme où nous apprenons beaucoup de choses sur le pommier à cidre. 

Le verger est composé de 5 hectares de pommiers à cidre sur lesquels aucun traîtement chimique n'est appliqué. De nombreuses variétés de pommes locales sont présentes telles que « Antoinette », « St Nicolas », « Bedan des parts », « Brannetot » ou « Rossignol »...

La récolte se fait manuellement à l'automne et les pommes sont stockées pendant 1 mois afin d'arriver à maturité maximale.

Des panneaux didactiques se trouvent tout autour du verger.

Des nichoirs en bois sont installés dans les arbres du verger pour attirer les chouettes chevêches qui se nourrissent de petits rongeurs.

Nous aurons également les informations  sur le clos masure cauchois (nom donné aux fermes de la région) et son fier pigeonnier qui date de 1754

La présence d’un colombier ou pigeonnier dans un clos-masure reflète de la richesse ancienne de la propriété. Privilège seigneurial puis de la noblesse, le colombier est un ouvrage emblématique du Pays de Caux avec des formes et des décorations variées. La construction d’un seul de ces bâtiments était autorisée par propriété. Leur fonction était l’élevage de pigeons domestiques, pour la chasse, mais aussi pour leur chair et leurs excréments qui servaient d’engrais.​

Cette partie de la Seine-Maritime délimitée par les villes de Rouen, Le Havre et Dieppe correspond aux Pays de Caux.

Dans cette zone, les exploitations agricoles appelées « clos-masures » étaient entourées d'un talus planté de hauts arbres (hêtres ou chênes) qui protégeaient la ferme du vent très présent dans la région formant ainsi une sorte de micro-climat qui protégeait les pommiers des grands vents.

L'élevage des oies normandes, race élégante en voie de disparition...car pas assez rentable pour les producteurs a été relancée en 2005 pour compléter les rentrées financières de l'exploitation.

A l'origine, l'oie normande était surtout répandue dans la manche puis elle a conquis le reste de la Normandie grâce à sa chair dense et exquise. Au début du 20e siècle, la qualité gustative de cette race était connue jusqu'en Angleterre: de Cherbourg, des troupes entières d'oies soigneusement élevées partaient pour le christmas anglais.


L'oie normande présente la particularité d'avoir un plumage blanc pour le mâle et blanc et gris pour la femelle.

L'oie a les yeux bleus ce qui la différencie aussi des autres races d'oies.

Elle est une grosse consommatrice d'herbe et de pommes ce qui rend sa chair peu grasse et très goûteuse.

La visite se continue sous le bâtiment qui abrite les outils de production où nous aurons les explications sur les différentes étapes de fabrication du cidre artisanal.

La production de cidre :

Après le stockage vient l'heure du brassage. Les pommes sont alors triées par le producteur, lavées et broyées pour donner la pulpe de pomme appelée « le marc » qui sera ensuite pressé afin d'obtenir le jus de pomme frais appelé « le moût ». 

Le moût de pomme sera stocké en cuve. Tout naturellement, les levures présentes initialement dans la pomme vont transformer le sucre du moût en alcool : c'est la fermentation alcoolique.

En fonction du taux de sucre présent dans le cidre au moment de l'embouteillage, le produit final sera :

doux : très sucré et alcoolisé à 3° 
demi-sec: sucré et alcoolisé à 4° 
brut: peu sucré et alcoolisé à 5° 
extra-brut: très sec et alcoolisé à 5,5°

Après-l'embouteillage, les bouteilles sont stockées. Le cidre n'étant pas pasteurisé, les levures vont continuer à fermenter dans la bouteille et produire du gaz carbonique. C'est cette deuxième fermentation appelée « prise de mousse » qui donnera au cidre de l'ECOMUSEE tout son pétillant naturel.

En fin de visite, nous avons eu droit à une petite dégustation des différents cidres et jus de pommes et la possibilité d'acheter des produits du terroir dans leur boutique.

Nous avons fait la connaissance de Marcel, le coq le plus gentil du monde qui vient manger dans la main, le 4ème membre de la famille paraît-il !


DORMIR DANS UN TONNEAU ! oui c'est possible...


Un hébergement insolite puisqu'il s'agit d'une chambre d'hôtes aménagée dans un tonneau sur leur terrain !


Continuons vers Saint-Jouin-Bruneval

 

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