Je vous avais déjà montré une partie du Cap Fagnet lors d'un précédent séjour. Cette fois, je vais vous montrer la partie près du sémaphore, zone que je n'avais pas découverte.

Vous pouvez cliquer ICI pour relire le reportage datant de 2012.


Le site du Cap Fagnet, au sommet de la falaise, présente une vue remarquable de la Côte d'Albâtre.

C'est le point le plus élevé des falaises de Caux, 105 mètres : l'appellation de « Pays des Hautes Falaises » pour la région de Fécamp est bien justifiée.

La falaise est un site touristique majeur pour la ville de Fécamp, elle abrite également une réserve ornithologique et est traversée par le GR 21 qui surplombe les falaises. 

La perspective des falaises abruptes qui dominent la longue bande de galets et de rochers est étonnante par tous les temps.

Cette vue s'étend sur près de 30 kilomètres depuis la Porte d'Amont d'Etretat, vers le sud-ouest, et, au nord-est, presque jusqu'à Veulettes.

Le sémaphore.

À sa création en 1806 par Louis Jacob sous Napoléon Ier, le sémaphore était un poste de défense établi sur la côte, chargé de surveiller les approches maritimes et de signaler par signaux optiques toute activité ennemie (le mot sémaphore vient du grec sema : signe et phoros : qui porte). Aujourd'hui, le sémaphore est un poste de surveillance en bord de côte qui assure des missions diversifiées qui vont de l'assistance à la navigation jusqu'à la surveillance du territoire en passant par la régulation du trafic maritime et de la pêche.
Le réseau des sémaphores est de la responsabilité de la Marine nationale qui les arme en personnels militaires spécialisés : les guetteurs sémaphoriques.

Pâturages autour du sémaphore.

Blockhaus d'observation à la droite du sémaphore.

Le sentier de grande randonnée 21 (GR 21) traverse le département de la Seine-Maritime (76) en Haute-Normandie. Du Tréport à Étretat, il longe la Côte d'Albâtre, ensuite il rentre dans les terres pour rejoindre Le Havre. Il se divise en deux parties : du Havre à Veulettes-sur-Mer (92 km) et de Veullettes-sur-Mer au Tréport (87 km), soit 179 km au total (environ 9 jours au rythme de 20 km par jour).

Vers le panorama sur les falaises, et l'entrée du port avec son phare.

De part et d'autre de ce sentier se trouvent les vestiges de la guerre 40/45.

Fécamp connaît une occupation des troupes allemandes du 9-10 juin 1940 au 2 septembre 1944. Au début de 1942, craignant un débarquement anglo-américain, Hitler demande à l’ingénieur Todt de concevoir un système de protection des côtes européennes : ce sera le "mur de l’Atlantique".

Les 3 supports du radar Mammut.

Le blockhaus "Mammut" (vue de l'accès arrière)

Ce bunker très massif fut édifié dans le but de supporter une antenne radar dont la portée était de 200-300 km. Cette dernière n'eut pas le temps d'être installée avant le Débarquement de 1944.

Un exemple de ce type de radar.

On en trouvait sur les blockhaus et des isolés aux alentours.

Vue vers l'intérieur. On aperçoit les escaliers pour y accéder.

Le poste d’observation (vue de l'accès arrière)
Equipé du radar Würzburg See Rise (géant), ce blockhaus portait une grande parabole de 7,4 m de diamètre. Celle-ci était accrochée à deux bras fixés sur un socle hexagonal.

Panorama depuis le toit du poste d'observation avec le socle de support du radar.

Entre le poste d'observation et le bunker Mammut, on voit une base carrée qui recevait une antenne radar "freya".

Face avant du poste.


Le reportage suivant va vous faire découvrir le Clos Arsène Lupin

 

 

 

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Commentaires (2)

1. pascal gatto 21/02/2017

BRAVO NICOLE . D'un endroit aussi dure avec ces fantômes de la guerre ,tu en a fait un reportage riche en histoire et fabuleux a regarder .MERCI.

2. Broeders Christiane 02/11/2015

Merci Nicole.... splendide et intéressant comme toujours.... Bravo.... un endroit que je connais pas...en détail....

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