Ce site exceptionnel, d’une surface de 10 hectares, surplombe la baie de Seine et offre des points de vue admirables sur la mer, le port et la ville.

Le fort de Sainte-Adresse fut construit en 1854-1858, durant le Second Empire, selon le modèle de l'architecture militaire héritée de Vauban.  

Il sert d'abord de cantonnement aux bataillons d'artilleurs à pied ; au xxe siècle, il est occupé par la gendarmerie et la garde républicaine. En 1963, le 74e régiment d'infanterie le reprend.

La base militaire est désaffectée en 1979. Au début du XXIe siècle, la municipalité du Havre décide de reconvertir l'ancien fort de Sainte-Adresse, laissé à l'abandon, en un jardin botanique et un lieu de promenade. Après trois ans de travaux, les jardins suspendus sont inaugurés le 20 septembre 2008.

 

Passée la porte d’honneur du fort, les visiteurs empruntent la promenade haute pour découvrir les quatre jardins paysagers, qui évoquent la flore d’Amérique du Nord, d’Asie Orientale ou des terres australes, tandis que le dernier jardin rend hommage aux explorateurs contemporains.

L’esprit du jardin est de rendre hommage aux botanistes (comme les botanistes normands Lesueur, La Billardière, d'Incarville) qui ont parcouru ou parcourent toujours le monde, et dont de nombreux embarquèrent au Havre.

 A l'intérieur de cette soute à munitions, on peut admirer un calvaire représentant le Christ sur la croix, au pied de laquelle se trouvent Marie, Madeleine et saint Joseph.

"Fin 1944, raconte Maurice Chatigny, un passionné d'histoire militaire, les Américains de la 5e Engineer Special Brigade installent leur QG au fort de Sainte-Adresse. Cette unité est particulièrement chargée d'organiser les "camps cigarettes" et de remettre le port en service. "
Un colonel remarque alors une œuvre d'Arthur Lenne et décide de le rencontrer accompagné d'un interprète : « Pourriez-vous faire une fresque pour nos soldats ? », lui demande-t-il. Ce qui fut fait, en un peu plus de trois mois, dans la soute à munitions du fort. Seul sur son échafaudage, Arthur Lenne réalise cette peinture à l'huile, polychrome, sur un support en ciment de 12 mètres de haut sur 8,40 de large.

L'entrée de la soute à munitions est fermée par une grille, la photo doit être prise d'assez loin malheureusement.

 Vers le jardin asiatique

Vers le jardin d'Amérique du Nord

Vers le jardin des explorateurs contemporains

Panorama sur la ville du Havre

 Dans la cour, les serres de collection : la serre tropicale et la serre de climat sec vous transportent à l'autre bout du monde, tandis que les serres à orchidées, bégonias et plantes ressources regorgent de trésors cachés.

Jardin d’essais : Composé de 24 carrés de 4 mètres sur 4, ce jardin permet d’expérimenter l’implantation de nouveaux végétaux au Havre.

L’ensemble des équipements installés suivent des consignes d’économie d’énergie. Ainsi les eaux pluviales sont récupérées pour les arrosages, le chauffage des serres se fait par géothermie et la production d’électricité est fournie au moyen de panneaux solaires. Quant aux plantations, on a fait appel à la culture bio, exclusivement. Tout est naturel. On a même pensé aux coccinelles en installant par-ci par-là de petites niches en bois pour les abriter.

SUITE DU REPORTAGE

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires (1)

1. Élodie 19/09/2014

Très joli. Et dire que j'ai vécu 1 an au havre dans être allée voir cela !

Ajouter un commentaire

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site