Histoire du Palais de la Bénédictine

Grand industriel mais aussi ami des Arts, en 1882 Alexandre Le Grand fait construire à Fécamp un Palais-Musée, étrange mélange d’extravagance et de sobriété mariant styles gothique et renaissance, destiné à abriter d’immenses salles de fabrication dont sa distillerie ; un lieu où l’on fabrique encore de nos jours, selon un savoir-faire unique et un secret précieusement gardé, cette liqueur aux saveurs incomparables.

C'est dans cette salle que se tenait les conseils d'administration.

Homme visionnaire, avant-gardiste, il fait appel aux plus grands affichistes de l’époque, dont Lopes Silva, Mucha et Cappiello, pour assurer la promotion de ce nouveau produit.

On peut découvrir dans cette vitrine les différentes formes de bouteilles par pays.


La Bénédictine est une liqueur de plantes fabriquée en Normandie.

De couleur jaune ambré, titrant 43°, elle s'apparente aux anciennes liqueurs fabriquées par les moines.

Elle provient d'un élixir de santé dont la recette, attribuée à un bénédictin italien de l'ancienne abbaye de Fécamp, dom Bernardo Vincelli, fut retrouvée en 1863 par un négociant de la ville dans des archives de famille. Il testa la recette et l'adapta au goût de l'époque, avec un franc succès. En hommage aux moines, il la baptisa Bénédictine et inscrivit sur la bouteille la devise des bénédictins, D.O.M. (Deo Optimo Maximo) qui signifie "Dieu absolument bon, absolument grand".

C’est par le plus grand des hasards, qu’en 1863, Alexandre Le Grand, un négociant en vins, redécouvre le grimoire et la fameuse recette. Après en avoir déchiffré la formule, après de patientes et de minutieuses recherches, Alexandre Le Grand, tout en conservant la recette originelle du frère Vincelli, parvient à mettre au point une liqueur issue du mariage harmonieux de vingt-sept plantes et épices qu’il commercialise sous le nom de  Bénédictine.

Ainsi, la recette actuelle est toujours tenue secrète et il en existe trois exemplaires tenus cachés en trois endroits différents de la planète.

Il s'agit de quatre préparations de base, utilisant 27 plantes différentes, infusées dans de l'alcool (dont l'hysope, la mélisse, l'angélique, la coriandre, le clou de girofle, la noix de muscade d’Indonésie, le thé noir, la myrrhe, le genièvre, l'arnica, la cannelle de ceylan, le thym, la vanille de Madagascar, des écorces de citron, du macis, de la fleur de sapin, de l'aloès, du zeste d'orange, des baies rouges). Chaque préparation est ensuite lentement distillée, voire doublement distillée selon les ingrédients qui la composent dans des alambics de cuivre martelé.

Ils sont uniques et datent de l’époque d’Alexandre Le Grand (début des années 1900)

Ces premières étapes permettent d’obtenir 4 alcoolats aussi appelés “Esprits”.
Les 4 esprits vieillissent ensuite pendant 3 mois en fûts de chêne. Cette période de maturation permet aux essences extraites des plantes et épices distillées de se marier harmonieusement.
Une fois les esprits vieillis séparément, ils sont assemblés. Cet assemblage reposera pour 8 longs mois dans un foudre en bois de chêne.

Le procédé d’élaboration se poursuit avec l’assemblage final. Du miel et une infusion de safran sont ajoutés à l’assemblage. Ils contribueront à la création de la couleur ambre safranée si particulière à Bénédictine.

L’assemblage final est maintenant prêt pour une double chauffe à 55°C. Cette étape permet une parfaite harmonisation de la composition qui peut désormais vieillir en foudre de chêne pour une durée de 4 mois. Cette ultime maturation est nécessaire pour parfaire l’équilibre subtil de la composition.

Le cycle de fabrication de la Bénédictine s'étend sur deux années.

Envie d'en savoir plus sur cette liqueur ? Cliquez ICI


Il existe également une galerie d'expositions d'art contemporain ouverte au public sur la droite du bâtiment.

Nous avons pu découvrir l'exposition consacrée à Bernard Bras, aujourd’hui mondialement connu, et qui utilise une technique d’anamorphose.

Un document PDF sur les Anamorphes impressionnistes de Bernard Bras

A partir d’installation d’objets divers, il obtient l’illusion d’une image lorsque le spectateur se place sous un certain angle. Il a réalisé avec cette technique de nombreux portraits, paysages ou tableaux en employant des objets en lien avec le thème de l’image.

Le Pont Japonais de Monet a été réalisé spécialement pour cette exposition au Musée d'Art Contemporain.

On peut passer des heures à observer tous les détails de cette oeuvre : jouets, tube de colle, stylo, boutons...

et même un nain de jardin !!!! Langue tirée

Cette vidéo vous expliquera sa technique.


 En route vers le Musée Industriel de la Corderie Vallois

 

Commentaires (1)

1. Broeders Christiane 29/09/2013

Bravo..... Magnifique comme toujours..... Bizzzzzzzzz

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