Basé sur le site de l'ancienne usine Desgénétais, l'espace dédié au travail du coton, depuis la fibre jusqu'à la confection du tissu, est animé entre autre par d'anciens ouvriers du textile.

Site officiel du musée du textile

Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers.

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Les boules de coton vont être traitées dans cette machine 

pour ressortir en forme de mèche qui va ensuite passer dans d'autres machines

pour devenir du fil pour faire les canettes et navettes pour les différents métiers à tisser.

On produisait  deux sortes de mouchoirs à Bolbec : le mouchoir de poche qu’on appelait dans le pays de Caux le "moucheux d’pouquette", objet destiné à se moucher et dont la production a grimpé en flèche après l’apparition du tabac à priser et le mouchoir de cou que le Cauchois nommait "moucheux d’cô", objet utilisé comme accessoire vestimentaire et porté par les femmes en châle ou en fichu et par les hommes, noué en cravate autour du cou.

Aujourd’hui grâce au courage des anciens ouvriers et cadres du textile de Bolbec, le fameux mouchoir est à nouveau fabriqué. Les anciens ouvriers ont reproduit à l’identique le dessin d’un authentique mouchoir de cou à carreaux tissé à la main en 1850.

 

La mécanique jacquard est une machine qui s'adapte au métier à tisser et qui a pour rôle de manœuvrer les fils de chaîne. On l'emploie pour le tissage des étoffes dites "façonnées", c'est-à-dire présentant des dessins ou des effets de relief. 


Le jacquard prend son origine à Lyon en 1801 lorsque Joseph-Marie Jacquard met au point le premier métier à tisser semi-automatique appelé Jacquard. 
L'objectif : mettre fin au travail des enfants dans les fabriques de tissus.

Cette innovation technique utilise des cartes perforées qui guident les crochets, eux-mêmes soulevant les fils et permettant ainsi de créer des motifs compliqués.


Ce métier à tisser est parfois même considéré comme l'ancêtre de l'ordinateur tant la technique est évoluée 

La particularité de cette machine était de produire du tissu de forme ronde sans couture servant par exemple pour faire des tee-shirts...

A la fin du 18ème siècle, de nombreux manufacturiers s’installent à Bolbec pour produire des « Indiennes ».

A la veille de la révolution française, Bolbec compte près de 18 manufactures.

En 1806, ce sont 27 indienneries qui existent à Bolbec, employant près de 800 ouvriers.

Mais au fil des ans, l’industrie textile subit les crises économiques. A la fin du 19ème siècle, une seule indiennerie subsiste. Elle fermera définitivement ses portes en 1956.

Le dernier atelier de tissage fermera en 1986.


Une Indienne était un tissu peint ou imprimé fabriqué en Europe entre le 17e siècle et le 19e siècle. En France les principales manufactures d'Indiennes se trouvèrent à Marseille ainsi qu'à Nantes, Mulhouse, Jouy-en-Josas, Rouen, Bolbec...


Ces étoffes doivent leur nom du fait qu'elles étaient initialement importées des comptoirs des Indes.

Cette activité consistait à imprimer des décors sur des toiles de coton destinées à différents usages, en particulier celui de l’ameublement.

Ancienne tentures de la Mairie de Bolbec

Ces toiles imprimées, surnommées « indiennes » du fait de l’origine orientale de cette technique, étaient élaborées dans des manufactures textiles, les indienneries.

Ces tissus sont généralement dans les tons de rouge à cause de la plante utilisée pour sa teinture : la garance dont on utilise la racine. 

Les indienneurs travaillaient le plus souvent sur commande, mais pouvaient aussi laisser libre cours leur inspiration.

Les thèmes choisis pour les toiles à imprimer suivaient la mode.

A partir de l’illustration d’une histoire à la mode réalisé sur un tableau ou une estampe, le dessinateur de la manufacture exécutait une reproduction ornée d’un décor de fond.


Le graveur reproduisait sur des rouleaux de cuivre la scène dessinée.

Ensuite, selon les couleurs que l’on souhaitait obtenir, le coloriste concevait des « mordants » qui seraient imprimés par les imprimeurs, à l’aide de machines à rouleaux, sur la toile. Le rôle de ces compositions chimiques était de révéler la couleur sur les scènes gravées, une fois la toile passée au bain de teinture. Enfin, les toiles étaient lavées, séchées et apprêtées afin de pouvoir être vendues.

Histoire des indienneries de coton en Europe


Ici se termine le dernier reportage de mes vacances au Pays de Caux.

A très bientôt pour de nouveaux sujets à découvrir sur mon site

Commentaires (3)

1. Brigitte Vanderhaegen-Limage 25/04/2014

Très intéressant ,j'aime bien le musée des pompiers ....c'est original.Tu es capable de faire découvrir sa région à un normand !!!! Bisous

2. Christiane Broeders 09/10/2013

Cela fait beaucoup de savoir faire qui s'envole..... quel dommage de voir disparaître tant de métiers....et de voir tant de produits chinois sur le marché....

3. Christiane Broeders 09/10/2013

Super intéressant.... Bravo et Merci Nicole.....

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