La Bouille,

Terre natale de l’auteur de « Sans famille », Hector Malot, est un charmant petit village des bords de Seine construit au pied d'impressionnantes falaises.

Village pittoresque et médiéval, a su séduire les artistes et les peintres de toutes les époques. 

La fondation de La Bouille remonterait aux Celtes. Dès le XIe siècle, le village, qui, sis entre les falaises et la Seine, ne possède pratiquement pas de terres agricoles, oriente son économie vers le fleuve : pêche et transport de pierres de Caumont, de sel, de blé, etc. L'activité fluviomaritime animera la petite cité jusque dans les années d'après-guerre.

 

En juin 1467, Louis XI se rend à La Bouille pour rencontrer le Duc de Warwick, ambassadeur d'Angleterre.

L'entrevue a lieu dans cette maison à colombages. A cette occasion, il y est « moult festoyé » : la dépense se monte à 325 livres, 6 sous et 6 deniers.

La chambre de cette demeure conserve une cheminée ornée d'un médaillon aux armes de France. 

Promenons-nous dans les ruelles...

Archange Saint Michel – XVe et XVIe siècles

Cette statue est accrochée au flanc d'une bâtisse du XVe siècle, dont la façade a été remaniée au XIXe siècle. En 1639, la révolte des Va-nu-pieds, soulèvement de paysans contre l'établissement des greniers à sel en Basse Normandie, embrase la province.

Le chancelier Séguier, dépêché en Normandie pour diriger la répression, prend ses quartiers au Grand Hôtel Saint Michel et envoie de nombreux édits qui font dire aux Rouennais : «Le mauvais vent vient de La Bouille».

L'insurrection est étouffée en 1640


  

Le « grenier d'impôt » de La Bouille est l'un des plus anciens de Normandie.

Sous l'Ancien Régime, la Normandie fait partie des pays de grande gabelle, où les habitants sont tenus d'acheter une certaine quantité de sel. Les collecteurs de la gabelle viennent s'approvisionner à La Bouille pour distribuer le sel dans les villes et les villages de Basse Normandie. Les greniers sont situés sur les côtes : au Tréport, à Saint Valéry, à Quilleboeuf, à Dieppedalle, etc. La basse Seine, moins taxée que la Loire, fournit en effet toute la France du Nord.


Autrefois, l'église Sainte Madeleine était parée d'un clocheton si petit qu'il valait à l'église le surnom ironique de « cathédrale de La Bouille ».

En 1863, il est remplacé par le clocher actuel, du haut duquel Albert-Lambert père, jeune apprenti sculpteur sur pierre, aurait découvert le village et décidé d'y bâtir son «nid».

 


C'est encore un village habité par des artistes peintres

Une jolie niche  avec Notre-Dame des Arts sur une façade

 

Turner, Sisley, Gauguin, Vignet, Hénocque ou encore Albert Lebourg (1849-1928) ont été séduits par la courbe si particulière de la Seine à La Bouille. Ce dernier, l'un des maîtres de l'école de Rouen, a passé plusieurs étés dans une petite maison dont le jardin donnait directement sur le fleuve et l'embarcadère. Il a peint avec prédilection les bacs et les bateaux à vapeur.

Quant aux écrivains, ils ne sont pas en reste, et Victor Hugo, Octave Mirabeau ou Hector Malot ont évoqué, chacun à leur manière, l'esprit des lieux.

C'est en 1967 que ce buste de l'enfant du pays, Hector Malot, initialement destiné à la ville de Rouen, est installé dans le petit square qui fait face à l'église.

 

Biographie d'Hector Malot


Le Bac de Seine 20 - La Bouille - Sahurs

 


Poursuivons la découverte par un théâtre romain à Lillebonne

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×