Bréhat

L’archipel de Bréhat est constitué de l’île principale et de 86 îlots et récifs voisins. Le 13 juillet 1907, Bréhat fut le premier site naturel classé en France ! 

Longue de 3,5 kilomètres et large de 1,5 kilomètre, l'île est accessible en bateau et se visite à pied ou à vélo. En effet, les voitures sont interdites sur l'île à l’exception des petits tracteurs des services communaux.

Séparée de la terre par un bras de mer, Bréhat n’est qu’à une dizaine de minutes en bateau de la pointe de l’Arcouest à Paimpol. Il faisait très brumeux ce matin-là.

Bréhat annonce déjà la couleur : c’est l’ocre fauve de ses roches de granit rose. Après dix minutes de traversée, c’est sur un archipel rythmé par les marées que l’on accoste.

Les roches à fleur d'eau de l'archipel de Bréhat forment des écueils dangereux. La navigation de plaisance y est particulièrement difficile et demande de solides connaissances maritimes.

La colonne blanche sert de repère de navigation aux marins mais uniquement en journée car pas équipée de feux.

Cormorans, goélands et mouettes nichent sur les rochers.

Le Phare du Paon : « Penn » la tête ou la pointe, en breton, s’est transformé en « Paon ». Datant de 1853, il fut détruit par les Allemands en 1944. La surveillance était assurée par des femmes.

Une légende recommande aux jeunes filles à marier d’y jeter un galet, le nombre de rebonds compte les années qui les séparent du mariage.

On arrive enfin au débarcadère qui se trouve près de Port-Clos.

L'anse du port est balisée par la tourelle feu de Men Joliguet à l'Est, par la tourelle de Men Guen à l'Ouest et par un certain nombre de perches, qui rendent son accès aisé.

Commence alors la découverte des ruelles et du centre du bourg avec de nombreux commerces et restaurants.

On en a profité pour déguster des moules.

La promenade continue...

Une dizaine de puits communaux existent sur Bréhat. Tous ces puits sont aujourd'hui fermés à cause de leur insalubrité. Néanmoins, pendant la sécheresse de 1976, certains puits furent remis en service.

Le moulin à marée du Birlot : construit entre 1633 et 1638 et récemment rénové, il est considéré comme l’un des plus beaux de Bretagne. Il a cessé en 1916 de moudre ses 25 tonnes de farine annuelles.

Aujourd’hui, on y moud du blé noir  à chaque marée descendante : le meunier ouvre la vanne et l'eau de mer retenue dans l'étang de 2ha fait touner la roue.

Tous les ans, les habitants, ou visiteurs, de Bréhat sont donc invités à venir participer à cette grande chaîne humaine qui va œuvrer au chevet de la digue.

Colmater la digue en prélevant, à marée basse, la vase qui se trouve dans la retenue d’eau. La vase est ensuite transportée sur la digue afin de rejointoyer les pierres.
Et tout se fait, bien sûr, à la main, dans ce site très protégé. 

La digue qui date de la première moitié du 17e siècle tient, depuis plus de 300 ans, seulement par ses pierres posées entre les couches de vase.

La chapelle Saint Michel : Dominant le paysage du haut de ses 33 mètres. Cette chapelle construite en 1852, édifice en murs blancs, toiture en tuiles rouges sert d'amer à la navigation. A côté de la chapelle se dresse une croix du 18ème siècle.

Chapelle Notre-Dame de Keranroux.
Encore appelée chapelle de la Corderie ou chapelle des sauveteurs, elle date du XVIIIe siècle, avec une reconstruction en 1860. En 1795, elle est vendue comme bien national avant d'être achetée par les iliens. Elle est considérée comme une chapelle des gens de mer, et elle contient de nombrexu ex-voto de marins.

La Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN) était une association française dont la mission était le sauvetage des personnes en danger en mer, créée en 1865, et aujourd'hui remplacée par la Société nationale de sauvetage en mer.
La création de la station de sauvetage de Bréhat est datée de 1869, avec l'arrivée du premier canot manoeuvré aux avirons 'Notre-Dame-de-Keranroux'.

Cet ancien abri de sauvetage a été reconverti en maison d'habitation.

L’île aux fleurs ! Le surnom de l'île.

Toute l’année, l’archipel profite de l’influence du Gulf Stream qui lui assure un microclimat particulièrement doux en hiver. De nombreuses variétés de fleurs colorent l'île : des plantes exotiques comme l’agave ou l’echium ; des fleurs comme l’hortensia, le mimosa, le mûrier, l’eucalyptus, l’aloès ou le camélia…Mais la fleur qui symbolise le plus Bréhat est l’agapanthe qui fleurit d’avril à septembre et égaie les chemins de sa douce teinte de bleu-mauve.

Retour à l'embarcadère pour prendre le bâteau vers Paimpol. La brume se lève enfin et on commence à voir du ciel bleu. 

 

 

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Commentaires

  • Christine Bastien
    • 1. Christine Bastien Le 28/03/2021
    Magnifique. Merci Nicole
  • Christiane Broeders
    • 2. Christiane Broeders Le 25/03/2021
    Bravo.... Merci Nicole pour ce superbe reportage et largement documenté...
  • Divin Cheefer
    • 3. Divin Cheefer Le 25/03/2021
    Très beau reportage, un grand merci pour cette découverte

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